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Liban

À Achrafieh, le souvenir du retrait syrien

Le parti Kataëb et les Forces libanaises ont organisé hier une conférence-meeting à l'hôtel Alexandre, à Achrafieh, pour célébrer le cinquième anniversaire du retrait des forces syriennes. Le ministre d'État Michel Pharaon et les députés Nadim Gemayel, Antoine Zahra et Serge TorSarkissian ont pris la parole au cours de ce meeting, qui s'est déroulé en présence notamment du ministre d'État Jean Oghassabian, du député Samy Gemayel, de l'ancienne députée Solange Gemayel, du responsable des FL à Beyrouth, Imad Wakim.
Premier à prendre la parole, le ministre Michel Pharaon a estimé que « cette occasion devrait réunir l'ensemble des Libanais, et non un seul camp seulement, autour de la joie du retrait syrien après la déroute de l'armée israélienne au Sud, ainsi qu'autour du rétablissement de la souveraineté, de la liberté et de la dignité nationale, du rejet de la tutelle, quelle qu'elle soit et d'où qu'elle vienne ». Selon lui, cette occasion devrait « réunir les Libanais autour d'un rejet de la tutelle de n'importe quelle force ou quel axe qui voudrait faire primer ses intérêts au détriment de ceux du pays et du peuple ». Et d'ajouter : « Cette occasion devrait réunir les Libanais autour de l'application de l'accord de Taëf, de la consolidation de l'entente nationale, les réunir pour empêcher la manipulation de toute faiblesse au sein du corps national et arabe pour semer le doute, puis créer un conflit, qui entraînerait à son tour une confrontation permettant ensuite l'occupation et la tutelle ». M. Pharaon a également rendu hommage à tous les martyrs qui ont payé le prix le plus cher pour l'indépendance du Liban et le rejet de la tutelle. « Cette occasion doit enfin réunir les Libanais, a-t-il dit, pour l'application des résolutions du dialogue national, pour le tribunal international, pour mettre un terme au phénomène des armes palestiniennes qui constituent une menace latente pour le Liban, pour la mise sur pied d'une stratégie défensive à la table de dialogue, qui lierait les armes d'une manière organique à l'État, et pour l'établissement de relations d'État à État » entre le Liban et la Syrie.
Au sujet des élections municipales, Michel Pharaon a rappelé que Beyrouth reste attachée aux résultats des dernières législatives, appelant « ceux qui veulent partager nos soucis à partager aussi nos devoirs, à commencer par la nécessité d'un dialogue loin de toute condescendance à notre égard ». M. Pharaon a plaidé en faveur d'un dialogue, mais « sans renoncer à nos droits », et à l'attachement à la parité et aux principes du 14 Mars.
De son côté, le député Antoine Zahra a focalisé son intervention sur le fait que la doctrine baassiste n'a jamais fait cas de l'indépendance du Liban, et que c'est la rencontre islamo-chrétienne et la jonction entre l'arabité et la libanité dans le cadre du slogan « le Liban d'abord »,dans la foulée du 14 mars 2005, qui a généré la deuxième indépendance. Il a également énuméré les dossiers qui empêchent encore l'établissement de bonnes relations avec Damas, notamment les détenus libanais en Syrie, le tracé des frontières et le tribunal international. Il a enfin réclamé l'abolition du Conseil supérieur libano-syrien comme point de départ d'un assainissement des relations.
Le député Serge TorSarkissian a pour sa part mis l'accent sur les résultats des dernières législatives, estimant qu'il fallait négocier à Beyrouth à partir d'une position de vainqueur et pas de vaincu, rejetant la « vision totalitaire » du camp adverse qui continue de mettre en doute la victoire du 14 Mars dans le camp chrétien à Achrafieh. Concernant les relations libano-syriennes, il a rejeté le principe des ingérences dans ces rapports.

Nadim Gemayel
Quant au député Nadim Gemayel, il s'est étonné du fait que d'autres célébrations du retrait syrien n'aient pas été organisées dans d'autres régions, estimant que la date du 26 avril représente « une victoire pour le peuple libanais ». « Il ne faut pas oublier le 14 mars 2005 (...). Nous célébrons aujourd'hui cette date pour que les Libanais n'oublient pas que ce sont les divisions entre nous qui ont conduit à la guerre et aux occupations. Il a également stigmatisé, « la hâte des responsables libanais à se rendre en Syrie, alors qu'aucun responsable syrien ne vient au Liban ». Il a enfin appelé au retrait de toutes les armées étrangères du Liban, soulignant que l'armée doit détenir le monopole de la violence et établir sa souveraineté sur l'ensemble du territoire.
À l'issue du meeting, les participants se sont retrouvés place Sassine pour allumer la flamme devant le mémorial pour les martyrs de la résistance libanaise.
De son côté, le député Samy Gemayel a affirmé dans le cadre d'un dîner à Kleyate, dans le Kesrouan, que les Kataëb « ne ramperont jamais, et ils défendront leurs principes à l'heure où les reptations sont de rigueur ». « Nous voulons que chacun d'entre nous vive dans son pays en toute quiétude. Ils sont libres d'adopter le régime qu'ils veulent tant qu'ils restent en Syrie et nous au Liban. Mais nous n'oublierons pas ce qui s'est produit avec les Syriens. Nous n'établirons pas notre relation avec eux avant de connaître le sort de nos frères détenus (dans les geôles syriennes), à commencer par notre camarade Boutros Khawand ainsi que tous nos camarades de la résistance libanaise et de l'armée qui sont tombés le 13 octobre 1990 », a souligné M. Gemayel.
Le parti Kataëb et les Forces libanaises ont organisé hier une conférence-meeting à l'hôtel Alexandre, à Achrafieh, pour célébrer le cinquième anniversaire du retrait des forces syriennes. Le ministre d'État Michel Pharaon et les députés Nadim Gemayel, Antoine Zahra et Serge TorSarkissian ont pris la parole au cours de ce meeting, qui s'est déroulé en présence notamment du ministre d'État Jean Oghassabian, du député Samy Gemayel, de l'ancienne députée Solange Gemayel, du responsable des FL à Beyrouth, Imad Wakim.Premier à prendre la parole, le ministre Michel Pharaon a estimé que « cette occasion devrait réunir l'ensemble des Libanais, et non un seul camp...
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