Gisèle était une femme d'exception, créative, rayonnante, sincère, généreuse. C'était un être de lumière, de joie et de don de soi, qui s'est incarné dans ses rapports avec autrui et surtout dans les très belles œuvres qu'elle laisse. J'ai eu le privilège de la côtoyer, autant en tant qu'amie, qu'en tant qu'admiratrice de son œuvre picturale, audacieuse, rigoureuse, incandescente et purifiée. Son amour pour son art relevait d'une véritable vocation, d'une démarche permanente, d'un sacerdoce. Certes, elle a cultivé ses relations humaines au quotidien, l'art d'être une femme sincère et ouverte, mais c'est dans son grand art qu'elle s'accomplissait pleinement car son expression picturale inspirée lui restituait la totalité de son être. Pour moi, elle existait à ces deux niveaux : celui des êtres mortels qui poursuivent leur cheminement et celui de l'artiste en quête d'éternité.
Lui rendre hommage aujourd'hui, c'est reconnaître cette double dimension parfaitement aboutie : celle de la personne qui a réalisé son parcours et celle de l'artiste qui transmet une part d'absolu, au-delà d'elle-même. Pour cela, j'ai voulu brièvement, en ces quelques mots, lui rendre publiquement hommage, pour saluer son départ : Gisèle, ta présence vivante et chaleureuse nous manquera, mais tes œuvres, témoignant de ton passage et de ta présence, continueront à habiter parmi nous et à nous sourire à travers la beauté que tu as incarnée et que tu ne cesseras de répandre autour de toi.


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