Mottaki effectue une tournée à Vienne et dans d’autres capitales pour inciter les membres du Conseil de sécurité à ne pas adopter de nouvelles sanctions contre son pays. Heinz-Peter Bader/Reuters
Commentant ces manœuvres, le contre-amiral Ali Fadavi, commandant adjoint de la marine des gardiens, a affirmé que les missiles iraniens pouvaient atteindre toutes les cibles. Ces exercices terrestres, aériens et navals ont eu pour objectif de tester les capacités des gardiens de la révolution à « préserver la sécurité du Golfe persique, le détroit d'Ormuz et le golfe d'Oman », selon le général Hossein Salami, chef adjoint de ces troupes d'élite.
Sur le plan diplomatique, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a rencontré hier matin à Vienne le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le Japonais Yukiya Amano, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'agence onusienne, Gill Tudor. Cet entretien avait pour objectif de « discuter de différentes questions relatives au dossier nucléaire iranien et notamment d'un échange de combustible nucléaire » entre l'Iran et les grandes puissances, avait déclaré Manouchehr Mottaki à l'agence de presse iranienne IRNA avant la rencontre. Selon l'IRNA, Yukiya Amano a qualifié cet entretien de « constructif », tout en soulignant « qu'il n'y aurait pas de signature d'un accord aujourd'hui ». Pour sa part, toujours d'après l'IRNA, Manouchehr Mottaki a indiqué à l'issue de l'entretien avoir eu « des discussions amicales, mais des discussions diplomatiques ont besoin de temps pour arriver à des résultats ». Les deux responsables ont discuté d'une proposition d'enrichissement d'uranium à l'étranger, mais ils ne sont parvenus à aucune conclusion décisive, ont toutefois rapporté des diplomates.
Après sa rencontre avec le directeur général de l'AIEA, le chef de la diplomatie iranienne a rencontré son homologue autrichien, Michael Spindelegger, dont le pays siège en tant que membre non permanent au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU), qui pourrait être appelé à se prononcer prochainement sur de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran en représailles à sa politique nucléaire.

