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Lifestyle - Concert

Dans le cœur battant des années rock

Trois soirées salle comble, ce week-end, au Casino du Liban, pour le concert « Sixties Seventies », et quelque trois mille personnes comblées par la générosité de l'association Heartbeat Chaîne de l'espoir, qui renouvelle l'exploit pour la cinquième année consécutive. Un exploit musical et humain.

«Let’s twist again», et le concert est lancé !  Photo Élie Bekhazi

Plus de 550 cœurs d'enfant ont continué à battre, depuis 2005, grâce à l'action collective des médecins, volontaires et sponsors de Hearbeat. Et des milliers ont battu, comme à chaque édition, l'espace de trois soirées annuelles, au rythme d'un Heartbeat endiablé. Après le très select dîner de gala qui s'est tenu à la salle des Ambassadeurs de l'hôtel Phoenicia le 10 avril, le Casino du Liban a ouvert, une fois de plus, ses portes à trois concerts dédiés à quelques-unes des meilleures chansons des 50 dernières années. « Ils ont tout offert et nous les en remercions », a précisé Ramzi Ashoush.

Vive la musique
Des mois qu'ils s'entraînent avec la même exigence et un bonheur intact pour permettre à ce rendez-vous d'être à la hauteur de toutes les attentes, la leur d'abord. Sous la baguette des « anciens », Jad et Assaad Habib, Ramzi Ashoush, Carlos Abou Chabké, Walid Tawil et, pour cette édition, Maurice Khoury, toute la bande des « plus jeunes », certains devenus des habitués, Bruna, Manal Mallat, Johnny Aouad ou encore Basile Choueiri, se sont retrouvés avec les nouveaux venus. Un bouquet de jeunes talents, de belles voix et toute l'énergie du monde qu'ils ont offerts pour la bonne cause et la bonne musique...
Leur exigence a payé. Le concert dans lequel ils ont mis leur temps, leur dynamisme, leur savoir-faire et leur cœur a démarré à 21 heures, en présence, le premier soir, de Leila Solh Hamadé, vice-présidente de l'association al-Walid ben Talal, et de l'ambassadeur de Belgique Johan Verkammen. Et en l'absence du regretté Antoine Choueiri, dont la discrète générosité n'est pas oubliée.
Sous le signe de la couleur, le rouge de la vie, de la passion et toutes les couleurs du bonheur, celui de voir ces enfants assistés et sauvés, le rideau, également rouge, s'est levé sur la scène du Casino.
Ils étaient tous là, médecins, chirurgiens, ingénieurs, psychanalystes, avocats, étudiants, artistes, musiciens professionnels ou jeunes amateurs, réunis pour ce voyage dans la musique rock. Une véritable osmose pour un show en quatre tableaux, décrivant l'essentiel des années 50 aux années disco, de Elvis Presley à Boney M. Les 17 chanteurs et 7 musiciens ont passé en revue et en musique les plus beaux titres et les plus marquants de cette période.
Embarquement immédiat avec les années 50 et la naissance de cette période happy days. Bill Haley et son inoubliable Rock Around the Clock, accompagnés de dynamiques danseurs, ont ouvert le bal, suivis par un Let's Twist Again qui a enflammé le public. Un arrêt obligé par le King, bravo à Johnny Aouad, puis par les Beatles, et les musiciens et interprètes de Heartbeat partent à l'attaque des années 60 et 70. Parenthèse nostalgique et musicale sous le signe des « Mélodies éternelles » avec un superbe Hotel California, servi par les 4 guitaristes très inspirés, suivi d'un décoiffant Light My Fire des Doors, calmé ensuite par l'inoubliable Dust in the Wind. L'escale s'est achevée avec les incontournables Mamas and Papas, Elton John et les Bee Gees.
« Are you ready ? » lance alors un Ashoush très motivé, et c'est au tour de Dire Straits d'entraîner le public dans de nombreux souvenirs. Les quadras présents dans la salle se laisseront emporter par la voix de Manel el-Mallat, le répertoire de « ces années-là », les Scorpions, Smokies et autres Jethro Tull et Deep Purple, et par une Anouchka Chamassian interprétant avec talent Bonnie Tyler. Un vent de douceur s'est ensuite abattu sur la salle du Casino du Liban, l'époque des grands crooners, Sinatra, Tom Jones, Shirley Bassey, Amalia Rodriguez et Liza Minelli, est revisitée avec bonheur par Bruna, Manel el-Mallat et la très prometteuse Cynthia Baroud.
Le spectacle, minutieusement réglé, a pris fin sous les applaudissements d'un public déchaîné, au rythme des chansons discos qui ont fait la gloire des années 80. Mission accomplie pour les médecins et volontaires de Heartbeat, comme une promesse tenue à tous les enfants atteints de maladies cardio-vasculaires, celle de faire encore plus. Et mission accomplie pour les musiciens, chanteurs et danseurs, avec une mention spéciale à Andréa Bou Nehmé, Anne Sophie Azzi, Christian Abouanni, Carine Azar, Anthony Ojeil, Jack Boutros, Roupen Karageuzian, Ralph Asfour et le guitariste Raffi Mandalian.
Plus de 550 cœurs d'enfant ont continué à battre, depuis 2005, grâce à l'action collective des médecins, volontaires et sponsors de Hearbeat. Et des milliers ont battu, comme à chaque édition, l'espace de trois soirées annuelles, au rythme d'un Heartbeat endiablé. Après le très select dîner de gala qui s'est tenu à la salle des Ambassadeurs de l'hôtel Phoenicia le 10 avril, le Casino du Liban a ouvert, une fois de plus, ses portes à trois concerts dédiés à quelques-unes des meilleures chansons des 50 dernières années. « Ils ont tout offert et nous les en remercions », a précisé Ramzi Ashoush. Vive la musique Des mois qu'ils s'entraînent avec la même...
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