« Nous nous sommes mis d'accord aujourd'hui sur l'approche qui permettra de lancer la période de transition » pour ce passage de relais, a déclaré le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, à l'issue d'une réunion des chefs de la diplomatie alliés. « Nous avons décidé de la marche à suivre pour faire en sorte que les conditions soient remplies » et que le processus « d'afghanisation » puisse démarrer cette année, a-t-il ajouté. M. Rasmussen n'a pas donné de détails sur ces conditions, ni sur la manière dont elles seront interprétées district par district, province par province. Il s'est contenté d'affirmer « qu'à partir d'aujourd'hui, nous avons une feuille de route vers la transition ». « La prochaine étape, a-t-il ajouté, sera l'adoption de cette démarche par la conférence internationale sur l'Afghanistan, prévue à la mi-juillet à Kaboul », dans le prolongement de celle tenue fin janvier à Londres. Puis « le processus sera lancé d'ici au sommet de l'OTAN prévu fin novembre à Lisbonne au plus tard ».
Washington a ordonné le déploiement de 30 000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, et d'autres pays ont renforcé leur contingent ces mois derniers, mais l'OTAN demande 450 instructeurs supplémentaires pour former la police et l'armée afghanes. Interrogée sur les effectifs américains prévus comparés à ceux d'autres États membres, Mme Clinton s'est déclarée « encouragée » par la réponse des alliés. « Ce n'est pas seulement une question de nombres, mais aussi une question d'engagement, et de qualité de l'engagement et de compréhension de la mission », a-t-elle dit.
Les 46 pays de la force internationale (ISAF) commandée par l'OTAN - les 28 membres de l'Alliance plus 18 autres - participaient à ces discussions à Tallinn.
Dans le domaine civil, les ministres réunis à Tallinn ont évoqué l'aide multiforme dont l'Afghanistan aurait besoin bien au-delà de juillet 2011, quand le contingent américain porté cette année à 100 000 soldats - sur un total de 150 000 militaires étrangers - devrait commencer à diminuer. La coopération concerne des secteurs aussi variés que l'adduction d'eau, l'agriculture ou les services publics, le tout sous la supervision de l'ONU, dont le représentant à Kaboul était présent à Tallinn, ainsi que le chef de la diplomatie afghane, Zalmai Rassoul.


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