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Économie - Marché De L’Immobilier

Les bureaux du centre-ville se portent mieux

Contrairement à certaines capitales arabes, comme Dubaï où le marché d'entreprise a connu une baisse, l'embellie entrevue en 2009 dans le centre-ville de Beyrouth s'est confirmée au premier trimestre 2010. Résultat : les loyers ont augmenté de 5 à 10 % au cours des 12 derniers mois. Après plusieurs années d'accalmie et de stagnation, l'immobilier tertiaire a retrouvé un certain dynamisme. Pour la première fois depuis dix ans, le centre peut afficher son meilleur taux d'occupation, supérieur à 75 %. C'est 37 % de mieux qu'en 2003 ! Bien que la demande soit restée stable, le marché a résisté car en même temps l'offre est restée relativement limitée et très peu de nouveaux bureaux ont été ajoutés à la location. Ainsi, le stock disponible a progressivement trouvé preneur au cours des dernières années.
Toutefois, les divergences géographiques subsistent, certaines zones comme les rues Weygand, Foch, Allenby et Uruguay sont plus appréciées et recherchées que d'autres. La proximité des Souks de Beyrouth, le cadre architectural, les rues piétonnières, l'image haut de gamme du quartier et l'accessibilité encouragent la demande essentiellement locale.
Avec plus de 130 immeubles de bureaux, le centre-ville est assurément le quartier d'affaires du pays capable d'attirer des multinationales et de grandes sociétés locales. Le parc total est toutefois dominé par des bureaux situés dans des immeubles anciens. Les surfaces proposées sont principalement comprises entre 100 et 250 m2. Les bureaux sont déjà compartimentés et aménagés mais n'ont pas de parking. Les loyers se situent entre 200 et 250 dollars le m2 par an. Les prix sont tirés vers le haut par un manque de disponibilités. Dans le même temps, le taux de vacances est plombé par les immeubles à vendre et les bureaux mal entretenus et délabrés. Également, le stock offert par les secteurs Riad Solh, Lazarieh et Markazié ne s'écoule pas aussi rapidement que ses voisins.
À l'opposé, le centre-ville compte une poignée de bureaux « classe A », c'est-à-dire situés dans des immeubles ultramodernes dessinés par des architectes de renom. Les taux d'occupation y sont satisfaisants. Les locataires sont surtout des compagnies internationales capables de payer les prix demandés les plus élevés du marché, soit de 325 à 400 dollars le m2 annuels. Ces produits, souvent livrés sans aucun aménagement intérieur, sont dispersés ici et là dans le centre-ville. Mais leur nombre retreint et l'absence de concentration bien définie pénalisent le centre-ville par rapport aux centres d'affaires régionaux.
Si les chiffres (loyers, prix de vente et taux d'occupation) n'ont jamais été aussi bons, le parc souffre encore de plusieurs carences : le centre-ville manque d'immeubles dotés de parkings. Uniquement 10 % de son parc possèdent des espaces de stationnement en sous-sol. L'immobilier d'entreprise attire peu les investisseurs. Seulement trois projets, hormis les sièges sociaux ,sont en cours de construction. Les prix de vente commencent autour de 6 000 dollars le m2, c'est 5 à 10 % moins cher que la valeur moyenne d'un appartement au premier étage au centre-ville.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
Contrairement à certaines capitales arabes, comme Dubaï où le marché d'entreprise a connu une baisse, l'embellie entrevue en 2009 dans le centre-ville de Beyrouth s'est confirmée au premier trimestre 2010. Résultat : les loyers ont augmenté de 5 à 10 % au cours des 12 derniers mois. Après plusieurs années d'accalmie et de stagnation, l'immobilier tertiaire a retrouvé un certain dynamisme. Pour la première fois depuis dix ans, le centre peut afficher son meilleur taux d'occupation, supérieur à 75 %. C'est 37 % de mieux qu'en 2003 ! Bien que la demande soit restée stable, le marché a résisté car en même temps l'offre est restée relativement limitée et très peu de nouveaux...
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