Quelques jours encore (jusqu'au 28 avril) pour visiter la galerie Alwane, Saifi Village, et faire connaissance avec les récentes œuvres de Haïbat Balaa. Novatrices et dynamiques.
Une composition appliquée et le souci du détail.(Michel Sayegh)
Depuis qu'elle s'est mise à exposer, en solo ou dans des manifestations collectives, Haïbat Balaa s'est tournée vers le collage qui est devenu sa «patte». Un art de l'assemblage et un goût de la couleur qui ont fait de son travail sa véritable marque de fabrique. Récemment, l'ancien professeur de la LAU, aujourd'hui coordinatrice de la faculté des beaux-arts à la AUST, se tourne vers l'huile et s'en réjouit. La composition appliquée, le souci du détail, le choix des couleurs (toujours en contraste ou en dualité) n'ont pas changé d'un iota, mais c'est le médium qui a pris un autre tournant. Sur un même espace, divisé à la manière du split screen au cinéma, l'intérieur et l'extérieur s'imbriquent et s'harmonisent. Comme si le temps se conjuguait à la fois au présent, au passé et au futur. «Multiples perspectives», telle est la vision de l'artiste qui accumule également les fenêtres et les portes, sorte d'ouverture vers le monde, en illustrant ainsi les différents angles de regards portés à l'image. Pas de nostalgie chez Haïbat Balaa lorsqu'elle fait côtoyer la nouvelle et l'ancienne ville, mais «une reconstruction avoisinant une déconstruction et surtout des rêves d'avenir. Je suis une optimiste», ajoute-t-elle. En effet, la mosaïque exubérante de couleurs, la lumière que filtre toujours cet extérieur vers l'intérieur, les lignes géométriques bien maîtrisées, la structure pure et épurée et ce dialogue que l'artiste instaure subtilement entre la technique et l'expression picturale témoignent d'une énergie, non volatile, mais bien réelle.
Depuis qu'elle s'est mise à exposer, en solo ou dans des manifestations collectives, Haïbat Balaa s'est tournée vers le collage qui est devenu sa «patte». Un art de l'assemblage et un goût de la couleur qui ont fait de son travail sa véritable marque de fabrique. Récemment, l'ancien professeur de la LAU, aujourd'hui coordinatrice de la faculté des beaux-arts à la AUST, se tourne vers l'huile et s'en réjouit. La composition appliquée, le souci du détail, le choix des couleurs (toujours en contraste ou en dualité) n'ont pas changé d'un iota, mais c'est le médium qui a pris un autre tournant. Sur un même espace, divisé à la manière du split screen au cinéma, l'intérieur et l'extérieur...
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