Jacques Rogge, successeur de Juan Antonio Samaranch à la présidence du CIO :
« Il n'y a pas de mots pour exprimer la peine immense que ressent la famille olympique. Je suis profondément attristé par le décès de l'homme qui fit prospérer les Jeux olympiques de l'ère moderne, celui qui fut pour moi une source d'inspiration et dont la connaissance du sport était véritablement exceptionnelle. Grâce à ses remarquables qualités de visionnaire et à son talent extraordinaire, Juan Antonio Samaranch fut l'architecte d'un mouvement olympique fort et uni (...) Nous avons perdu un grand homme, un mentor, un ami qui a voué son existence - longue et bien remplie - à l'olympisme. »
Jean-Claude Killy, membre du CIO et vainqueur de trois médailles d'or aux Jeux de Grenoble en 1968 :
« C'est une journée d'une immense tristesse, c'était un véritable ami.
Ce que je garde de lui, c'est son leadership et la manière dont il a géré le CIO durant 21 ans. Il l'a projeté dans le siècle d'aujourd'hui par l'intégration des sportifs professionnels et lui a donné la capacité de se financer seul. Il y a fait entrer des présidents de fédération, des présidents de comités nationaux olympiques et des athlètes. Il a bouleversé le CIO de fond en comble. »
Nicolas Sarkozy, président de la République de France :
« Très grande et haute figure de l'olympisme, M. Samaranch est celui qui a favorisé la montée en puissance de l'olympisme en l'ouvrant à tous les sportifs et à tous les pays.
Il a contribué sans cesse au renforcement de l'unité et de la solidarité olympique en y associant les fédérations internationales, les comités nationaux olympiques, les athlètes, pour mettre en place la plus grande gouvernance du sport mondial. »
Sebastian Coe, membre du CIO et président du comité d'organisation des Jeux d'été de Londres (2012) :
« J'ai perdu un ami, un homme qui a guidé mon parcours dans le sport depuis mes vingt ans. Le monde a perdu un homme d'inspiration.
C'était un homme qui nous poussait tous à nous battre pour le sport, pour sa primauté et son autonomie. Il s'est battu sans peur sur ce front, créant un mouvement sportif qui touche des millions de personnes dans le monde. Il était tout simplement le leader le plus intuitif que j'aie jamais connu. »
Joseph Blatter, président de la Fédération internationale de football (FIFA) :
« Je me souviendrai de son sens du compromis, de son courage, de son ardeur à protéger le sport ainsi que ses valeurs, et à en faire une vertu universelle.
J'ai connu Juan Antonio quand j'ai commencé à travailler à la FIFA, il y a plus de 35 ans, et il a toujours été un grand amateur et un défenseur de cette belle discipline. Je me souviens qu'en 1996, il a été à l'origine de l'une des grandes dates de l'histoire du football féminin, lorsqu'il est parvenu à introduire cette nouvelle discipline au sein du mouvement olympique.
J'ai toujours eu une grande estime pour lui et admiré son extraordinaire personnalité. Ensemble, nous avons lutté avec persévérance pour la transparence et un jeu propre, ce qui s'est concrétisé par la création de l'Agence mondiale antidopage (AMA). »


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