Rechercher
Rechercher

Liban - Sécurité

Découverte de deux grenades près du domicile de Marouni à Zahlé

Le député de Zahlé, Élie Marouni, a affirmé être la cible d'une « offensive criante » de la part des « gens de la Syrie »

La grenade posée au seuil de la grille d’entrée du domicile de M. Marouni. Photo Danielle Khayat

Deux grenades offensives ont été découvertes hier matin près du domicile du député et ancien ministre Kataëb Élie Marouni, à Zahlé. Sans se livrer à des accusations directes, M. Marouni a affirmé être la cible d'une « offensive criante » de la part des milieux prosyriens.
La première bombe a été découverte à 6h30 par la sœur du député, Nada Marouni, au seuil de la porte extérieure du domicile commun. Alertées, les forces de l'ordre venues sur place ont découvert par la suite un deuxième engin, posé sur le pare-brise de la voiture de M. Marouni, qui était garée en face de la maison.
Des agents des services de renseignements de l'armée, des FSI et de la brigade criminelle ont prélevé les empreintes laissées sur les grenades et sur la voiture, pendant qu'un expert-artificier de l'armée prenait en charge les engins et procédait à une vérification de tout le secteur.
Tenant par la suite une conférence de presse à son domicile, M. Marouni a relevé que cet incident coïncide avec le deuxième anniversaire de la mort de son frère, Nasri Marouni, tué avec son compagnon par balles lors d'une cérémonie d'inauguration d'une permanence des Kataëb à Zahlé.
Pour le député, les deux grenades sont porteuses de « deux messages, et non pas d'un seul ». « Le premier consiste à me faire taire sur le meurtre de mon frère et le second à me dissuader de toute action dans le cadre des élections municipales à Zahlé », a-t-il dit.
« Pourquoi a-t-on décidé de retirer la garde nocturne de mon domicile ? » s'est interrogé M. Marouni. « J'avais contacté le ministre de l'Intérieur et lui avais expliqué mes circonstances propres sur le plan sécuritaire. Voudrait-on que nous mettions des milices à nos portes ? Que nous prenions la place des FSI pour assurer notre défense ? » a-t-il demandé, faisant assumer aux forces de l'ordre la responsabilité de ce qui s'est passé aujourd'hui (hier) et de ce qui pourrait (lui) arriver « ultérieurement ».
« Ma maison est entièrement exposée parce qu'il n'y a plus de garde. Alors, s'ils le veulent bien, nous savons comment nous armer et nous protéger. Car il semble bien qu'ils veulent que la sécurité privée soit prédominante dans le pays », a-t-il insisté.
S'adressant au président de la République, au Premier ministre et au ministre de l'Intérieur, M. Marouni a dit : « Si vous voulez qu'il y ait d'autres martyrs dans cette maison et si vous acceptez qu'un député, ancien ministre et responsable de parti reste sans garde en dépit des périls qui l'entourent et de l'offensive criante menée contre lui par les gens de la Syrie, alors vous devriez en assumer toute la responsabilité. »
Plus tard, une deuxième conférence de presse devait être tenue sur le même incident par le bloc des députés de Zahlé, en présence de M. Marouni et des députés Tony Aboukhater, Joseph Maalouf et Chant Chinchinian.
S'exprimant au nom du bloc, M. Aboukhater a réclamé des forces de l'ordre de fermer le dossier de l'assassinat de Nasri Marouni et de son compagnon Salim Assi en arrêtant les coupables « connus » et en les déférant devant la justice.
Pour lui, l'incident d'aujourd'hui est imputable à « ceux qui ont tué Marouni et Assi il y a deux ans » et pourrait être aussi en rapport avec les municipales à Zahlé.
Prenant à nouveau la parole, M. Marouni devait quelque peu alléger les propos qu'il avait tenus précédemment, expliquant que le retrait de la garde de son domicile est dû au fait qu'il n'était plus ministre et rejetant la présence d'armes non légales.
Deux grenades offensives ont été découvertes hier matin près du domicile du député et ancien ministre Kataëb Élie Marouni, à Zahlé. Sans se livrer à des accusations directes, M. Marouni a affirmé être la cible d'une « offensive criante » de la part des milieux prosyriens.La première bombe a été découverte à 6h30 par la sœur du député, Nada Marouni, au seuil de la porte extérieure du domicile commun. Alertées, les forces de l'ordre venues sur place ont découvert par la suite un deuxième engin, posé sur le pare-brise de la voiture de M. Marouni, qui était garée en face de la maison.Des agents des services de renseignements de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut