Ces nouvelles attaques ont été baptisées par les militaires américains HBIED (maison piégée avec des engins explosifs). Ahmad al-Rubaye/AFP
« Nos forces se concentrent sur les appartements et édifices récemment loués », confie à l'AFP le général Qassem Atta, porte-parole du commandement militaire irakien à Bagdad, notant que les insurgés sont toujours à l'affût de failles dans les mesures de sécurité. « Ils modifient périodiquement leurs méthodes car nous réussissons à déjouer la majorité de leurs plans. Je crois qu'ils cherchent une nouvelle tactique d'attaque, peut-être s'en prendre à des ponts ou des églises », ajoute-t-il.
Des experts de l'antiterrorisme assurent que cette nouvelle tactique ne fait pas l'unanimité au sein du réseau extrémiste sunnite. « Cette stratégie n'est pas appréciée par beaucoup d'insurgés, mais (cela leur permet) de contourner les mesures prises pour les contrer », affirme Brian Fishman, expert de la fondation New America basée à Washington. « Le service de propagande d'el-Qaëda en Irak a désavoué ces méthodes et a demandé à ses militants de transmettre largement ce message, mais cela ne signifie pas pour autant qu'el-Qaëda n'en est pas l'auteur », a-t-il ajouté. Le porte-parole militaire américain, le général Steve Lanza, convient que les insurgés, notamment el-Qaëda, ont adapté leur tactique. « La menace terroriste qui existe dans le pays continuera, explique-t-il. L'un des moyens d'action consiste à détruire des immeubles pour provoquer d'importants dégâts et de nombreuses victimes. L'objectif est d'attiser la violence confessionnelle, mais ils n'ont pas réussi pour le moment. »


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