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Liban

Autoroute-dépotoir, comme une tumeur galopante

Photo Michel SAYEGH

Ça commence toujours comme ça au Liban : petit à petit  mine de rien, sans tambour ni trompette, presque discrètement et lentement. Mais sûrement. Comme sur la voie express qui relie la côte à Baabdate - un axe primordial dans le désengorgement de plus en plus problématique du Grand-Beyrouth ; un axe, surtout, le long duquel subsistent encore, certes aux côtés de quelques monstrueuses petites carrières, quelques rares carrés verts, oasis miraculeuse dans le Metn-Nord... Sauf que, des deux côtés de cette voie, commencent à s'entasser mille et une horreurs, mille et un déchets au sens littéral du terme : ici d'interminables sacs d'ordures, là un cadavre de citerne ou de baignoire, sans compter des tonnes de gravats qui n'ont absolument rien à faire à ces endroits-là. Il n'y a certes pas, pour l'instant, de quoi convoquer un Grenelle de l'environnement à la libanaise, mais si rien n'est fait aujourd'hui, il ne faudra que quelques mois, deux petites années à peine, pour que ces minimontagnes d'immondices n'aient plus rien à envier, ou presque, au sinistre dépotoir de Saïda. Depuis qu'ils sont en poste, Mohammad Rahhal, Ziyad Baroud et Ghazi Aridi, respectivement ministres de l'Environnement, de l'Intérieur et des Travaux publics et des Transports, montrent aux Libanais toute l'étendue de leur dynamisme et de leur potentiel à se mobiliser. Qu'ils en fassent autant pour ce qui pourrait vite tourner à la catastrophe ; qu'ils obligent les municipalités concernées à faire ce qu'elles ont à faire et à ne pas lâcher d'un cil ce qui se passe le long de cette autoroute. Et le plus vite sera le mieux.

Z. M.

Ça commence toujours comme ça au Liban : petit à petit  mine de rien, sans tambour ni trompette, presque discrètement et lentement. Mais sûrement. Comme sur la voie express qui relie la côte à Baabdate - un axe primordial dans le désengorgement de plus en plus problématique du Grand-Beyrouth ; un axe, surtout, le long duquel subsistent encore, certes aux côtés de quelques monstrueuses petites carrières, quelques rares carrés verts, oasis miraculeuse dans le Metn-Nord... Sauf que, des deux côtés de cette voie, commencent à s'entasser mille et une horreurs, mille et un déchets au sens littéral du terme : ici d'interminables sacs d'ordures, là un cadavre de citerne ou de baignoire, sans compter des tonnes de...
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