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Nos lecteurs ont la parole

Droits du piéton

Par Joseph T. MANUEL
Un piéton, dit-on, est celui qui a réussi à garer sa voiture. Mais où garer sa voiture lorsque les parkings affichent complet ? Il reste les trottoirs que l'on s'accapare facilement au vu et au su de la police municipale. On se demande où donc sont passés ces agents, en principe formés dans le domaine de la circulation ? S'ils sont omniprésents et vigilants, denrée rare les jours de fêtes ou les dimanches, pourquoi ne sont-ils pas autorisés à verbaliser ? En raison de cette grave lacune, le piéton, celui qui n'a pas les moyens de s'offrir une voiture, est obligé d'avancer un pied sur le trottoir, un autre sur la chaussée. À noter qu'il y a quelques années, un trottoir assez large a été supprimé à la Place d'Antélias, obligeant le piéton à marcher sur la chaussée au risque d'être renversé par une voiture.
Il est vrai que les municipalités y mettent le paquet  durant certaines fêtes ou  d'autres occasions, mais il reste quand même d'autres chats à fouetter.  Allez admirer cette voie qui relie l'autoroute d'Antélias, à partir des entrepôts des eaux minérales Rim, à l'ancienne route qui mène à Dbayé. Cette voie est devenue un raccourci pour la circulation à deux sens d'un grand nombre de voitures, dont la majorité des conducteurs sont amateurs de vitesse et inséparables du portable. D'un côté, elle est bordée d'herbes sauvages et de blocs de pierres, implantés depuis la série noire des voitures piégées - à noter que ces pierres empiètent sur une bonne partie de la chaussée. De l'autre côté de cette voie, en plus d'une végétation exubérante, se trouve  un terrain ouvert servant de dépôt de sables et de graviers. Les camions, chargés pleins, qui sortent de ce dépôt, sablent le bord de cette route et remplissent l'atmosphère de poussière au moindre coup de vent. Les piétons qui empruntent cette voie sont déroutés. Ils doivent avancer en file indienne et passer d'un côté à l'autre pour éviter les voitures, les buissons et le bas-côté ensablé de cette voie. Pourquoi ne fait-on rien contre l'empiètement sur les biens publics ?
Et puis qu'en est-il de ces crevasses au beau milieu de la chaussée qu'on oublie de recouvrir de bitume ? Ce sont des pièges aussi bien pour le piéton que pour les voitures. Ne doit-on pas veiller à la propreté de la chaussée, balayer la terre rouge et le gravier qui jonchent le sol à la hauteur de ce raccourci, remettre à neuf un passage clouté sur cette voie, contrôler le stationnement des voitures, etc.? Mais qui est responsable ?
Idem sur l'autoroute d'Antélias où les magasins et les restaurants s'arrogent le privilège de  s'emparer de l'endroit réservé aux piétons.
Finalement, qu'en est-il du droit du piéton dans tout cela ? Faut-il qu'il reste indéfiniment ignoré ?
Un piéton, dit-on, est celui qui a réussi à garer sa voiture. Mais où garer sa voiture lorsque les parkings affichent complet ? Il reste les trottoirs que l'on s'accapare facilement au vu et au su de la police municipale. On se demande où donc sont passés ces agents, en principe formés dans le domaine de la circulation ? S'ils sont omniprésents et vigilants, denrée rare les jours de fêtes ou les dimanches, pourquoi ne sont-ils pas autorisés à verbaliser ? En raison de cette grave lacune, le piéton, celui qui n'a pas les moyens de s'offrir une voiture, est obligé d'avancer un pied sur le trottoir, un autre sur la chaussée. À noter qu'il y a quelques années, un trottoir assez large a été...
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