Israël et les Arabes font échouer la conférence sur l’eau
OLJ /
le 14 avril 2010 à 23h26
Une référence aux « territoires occupés » a suffi hier à sceller l'échec d'une conférence ministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UPM) sur l'accès à l'eau, portant un coup dur à la mise en marche de cette organisation naissante. « Il y a des fois où à l'impossible nul n'est tenu, malheureusement nous ne sommes pas parvenus à un accord », a annoncé pendant la conférence de presse finale le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche. « Je suis en proie à une grande tristesse » car cet échec « fait planer des doutes sur l'avenir de l'UPM », a déploré son propre secrétaire général, le Jordanien Ahmad Massa'deh, qui a été installé cette année dans ses fonctions. « L'UPM est un projet fondamental pour le devenir de la paix dans cette région qui n'a rien perdu de validité parce que les défis qui sont devant nous sont considérables », a estimé pour sa part M. Lellouche. « Ma déception n'a d'égal que mon espoir, cette structure est irréversible (...) Les délégations n'étaient pas d'accord sur tout, mais d'accord sur 99 % des questions techniques liées à l'eau. Nous sommes un peu victimes de la dégradation du conflit au Proche-Orient », a-t-il ajouté. L'UPM, créée en 2008 à Paris par la France et l'Égypte, ambitionne justement de surmonter les difficultés politiques dans la région en donnant à travers des projets concrets, comme l'accès à l'eau, un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne inaugurée en 1995 à Barcelone et restée lettre morte. Elle regroupe 43 États (les pays de l'Union européenne, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée). L'UPM a été mise en veilleuse début 2009 en raison des tensions provoquées par l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza. Elle doit avoir son IIe sommet le 7 juin à Barcelone, où est installé son siège. M. Lellouche a espéré que les chefs d'État parviendraient à surmonter l'échec de la conférence sur l'eau à cette occasion.
Une référence aux « territoires occupés » a suffi hier à sceller l'échec d'une conférence ministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UPM) sur l'accès à l'eau, portant un coup dur à la mise en marche de cette organisation naissante. « Il y a des fois où à l'impossible nul n'est tenu, malheureusement nous ne sommes pas parvenus à un accord », a annoncé pendant la conférence de presse finale le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche.« Je suis en proie à une grande tristesse » car cet échec « fait planer des doutes sur l'avenir de l'UPM », a déploré...
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