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Liban

Sayyed : L’interview de Siddiq a été fabriquée de toutes pièces

Après des mois de silence, Mohammad Zouheir Siddiq, dont le témoignage à charge avait été rejeté par le procureur du TSL Daniel Bellemare sous prétexte d'absence de crédibilité, a donné une interview au quotidien koweïtien as-Siyassa dans laquelle il reprend ses anciennes accusations contre « le régime sécuritaire libano-syrien ». Il y ajoute toutefois un élément nouveau, une accusation contre le Hezbollah d'être impliqué « logistiquement » dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
À l'heure où les rumeurs sur une publication prochaine de l'acte d'accusation du procureur Bellemare se multiplient, cette interview ne passe pas inaperçue. L'ancien directeur général de la Sûreté générale Jamil Sayyed, concerné par les accusations de Siddiq, affirme à L'Orient-Le Jour que cette interview a été fabriquée de toutes pièces, car d'après les contacts qu'il a entrepris, Siddiq se trouverait encore aux Émirats. Selon lui, cette interview viserait à court-circuiter la demande officielle d'extradition de Siddiq vers Damas, sur base d'un accord de coopération judiciaire signé entre les Émirats et la Syrie. La demande avait été présentée en octobre 2009. Les autorités des Émirats ont réclamé en janvier 2010 des détails sur le dossier qui leur ont été envoyés par les Syriens en février 2010. En principe, la réponse serait imminente. C'est pourquoi, selon Sayyed, ceux qui ont fabriqué Siddiq « ont préparé l'interview en y ajoutant l'élément nouveau, désormais à la mode, de l'accusation contre le Hezbollah, afin de pousser le TSL à le convoquer à La Haye et à empêcher ainsi son extradition vers la Syrie. De la sorte, ils sont protégés et ne risquent pas d'être entendus par la justice syrienne... ».
Le général Sayyed relève aussi dans les propos de Siddiq l'élément nouveau suivant : le faux passeport tchèque avec lequel il est entré à Abou Dhabi lui aurait été remis par le bureau du président français Nicolas Sarkozy. Ce qui, selon Sayyed, indique la volonté d'innocenter l'ancien président français Jacques Chirac. Que va décider le TSL ? La balle est en tout cas dans son camp...

 

S.H.

Après des mois de silence, Mohammad Zouheir Siddiq, dont le témoignage à charge avait été rejeté par le procureur du TSL Daniel Bellemare sous prétexte d'absence de crédibilité, a donné une interview au quotidien koweïtien as-Siyassa dans laquelle il reprend ses anciennes accusations contre « le régime sécuritaire libano-syrien ». Il y ajoute toutefois un élément nouveau, une accusation contre le Hezbollah d'être impliqué « logistiquement » dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.À l'heure où les rumeurs sur une publication prochaine de l'acte d'accusation du procureur Bellemare se multiplient, cette interview ne passe pas inaperçue....
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