Le leader des FL s’entretenant avec l’ambassadeur de Russie à Meerab. Photo Aldo Ayoub
« Les bases palestiniennes établies près de la frontière syrienne et sur un territoire libanais dont l'accès n'est possible que par la Syrie abritent des groupes armés contrôlés par les services de renseignements syriens et financés d'une façon ou d'une autre par l'État syrien qui les entraîne, les arme et les dépêche au Liban. Cela, tout le monde le sait », a dit M. Geagea à des journalistes à Meerab.
« Si l'État syrien avait réellement l'intention de se comporter comme un État qui se respecte dans ses relations avec ses voisins, il aurait rempli son devoir à l'égard de ces voisins en cessant l'entraînement, l'armement et le financement de telles bases », a-t-il ajouté.
Le chef des FL est par ailleurs revenu une nouvelle fois à la charge, également dans le registre ironique, au sujet de l'incident de Ouyoun Orghoche. « Les habitants de la banlieue sud et du Hermel vont être mécontents de voir que l'État libanais n'a d'yeux que pour Ouyoun Orghoche. Ils vont encore une fois accuser l'État de s'occuper un peu trop des régions favorables aux FL et de négliger celles qui font allégeance au Hezbollah ou à la Résistance, comme ils aiment dire », a-t-il noté.
« Aujourd'hui, une patrouille de la police judiciaire a poursuivi dans la banlieue sud des trafiquants de drogue avérés, et non pas présumés, et des tirs ont visé cette patrouille. Nous attendons donc que l'armée fasse des perquisitions dans le secteur, arrête les auteurs des tirs et saisisse les armes, car l'État ne sera édifié que sur cette base », a-t-il lancé.

