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Moyen Orient et Monde - Irak

Démonstration de force de Sadr à Najaf

Le chef radical chiite Moqtada Sadr a fustigé hier le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, qui tente de se maintenir au pouvoir, lors d'une manifestation de ses partisans à Najaf contre l'invasion de l'Irak. « Ceux qui s'accrochent à leur poste et au pouvoir ne doivent pas rester (...) car les électeurs se sont prononcés à travers leur vote pour que la faim, les arrestations, le terrorisme et le Baas infidèle ne soient pas de retour », a-t-il lancé dans un discours prononcé par cheikh Hazem al-Araji et visant directement le chef du gouvernement. Pour sa part, le représentant du grand ayatollah Ali Sistani, guide spirituel de la communauté chiite, a appelé à la constitution rapide d'un gouvernement d'union nationale.
Des dizaines de milliers de personnes étaient rassemblées au sud de Bagdad, dans la ville sainte chiite, au milieu d'une forêt de drapeaux irakiens, pour marquer le 7e anniversaire de la prise de Bagdad par l'armée américaine et la chute du régime de Saddam Hussein. Les manifestants ont traîné dans la poussière des bannières américaine, israélienne et britannique, qu'ils ont ensuite piétinées alors que la foule scandait « Oui à l'Irak », « Non à l'occupation », « Dehors l'occupant ».
Moqtada Sadr se trouve depuis trois ans en Iran, où il poursuit des études religieuses, selon ses partisans. Le mouvement sadriste a fait un très bon score aux élections législatives du 7 mars en obtenant 39 sièges sur les 325 du nouveau Parlement, faisant de lui un acteur incontournable pour la formation d'un gouvernement. Le mouvement sadriste voue une rancune tenace à M. Maliki qui a lancé en 2008 une campagne militaire contre son bras armé, l'Armée du mehdi, arrêtant des milliers de ses membres dans une tentative d'éradiquer les milices du pays.
Par ailleurs, la branche irakienne du réseau el-Qaëda a revendiqué le triple attentat-suicide contre des ambassades iranienne, arabes et européennes, qui ont fait 30 morts le 4 avril à Bagdad, a indiqué le centre de surveillance de sites islamistes SITE. Dans un communiqué séparé, également posté sur des forums, « l'État islamique en Irak » a démenti avoir joué un rôle dans les six attentats à la bombe perpétrés le 6 avril contre des bâtiments résidentiels de la capitale irakienne et qui ont tué 35 civils, selon SITE.

Le chef radical chiite Moqtada Sadr a fustigé hier le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, qui tente de se maintenir au pouvoir, lors d'une manifestation de ses partisans à Najaf contre l'invasion de l'Irak. « Ceux qui s'accrochent à leur poste et au pouvoir ne doivent pas rester (...) car les électeurs se sont prononcés à travers leur vote pour que la faim, les arrestations, le terrorisme et le Baas infidèle ne soient pas de retour », a-t-il lancé dans un discours prononcé par cheikh Hazem al-Araji et visant directement le chef du gouvernement. Pour sa part, le représentant du grand ayatollah Ali Sistani, guide spirituel de la communauté chiite, a appelé à la constitution rapide d'un gouvernement d'union nationale.Des...
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