L'un des secouristes, Chen Yongsheng, a expliqué à l'agence China News Service que les ouvriers qui construisaient cette mine non encore ouverte avaient survécu en mangeant le bois des troncs de pin utilisés pour l'étayage des galeries et avaient bu de l'eau infiltrée. Un médecin a expliqué au Shanghai Evening Post qu'un mineur s'était attaché avec sa ceinture à la paroi pendant trois nuits afin de ne pas se noyer.
Les opérations se poursuivaient pour retrouver les 38 mineurs manquant à l'appel en soirée hier, jour férié en Chine où le pays honore ses morts. « Il y a encore de l'espoir pour ceux toujours pris au piège, a expliqué un sauveteur, Liu Huawei, à l'AFP, ils se trouvent à un niveau assez élevé. » Un premier groupe de neuf hommes avait été sorti dans la nuit après que les secouristes avaient repéré des rais de lumière. Hier matin, les sauveteurs avaient localisé un second groupe, bien plus nombreux et plus en profondeur, qu'ils ont sorti en quelques heures à peine, durant lesquelles l'entrée de la mine de charbon de Wangjialing a été le siège d'un ballet d'ambulances et de civières, filmé en direct par la télévision publique CCTV. Les rescapés de l'accident du 28 mars, enveloppés dans des couvertures, le visage recouvert pour les protéger de la lumière, étaient parfois accueillis à la surface par les applaudissements d'une foule émue de responsables civils, sauveteurs et personnels médicaux. Le public, lui, s'était massé notamment aux abords des hôpitaux accueillant les mineurs, parfois muni de banderoles proclamant le soutien de la population, selon les images télévisées. Dans l'après-midi, le chef du Parti communiste du Shanxi, Zhang Baoshun, cité par l'agence officielle, a indiqué « avoir été informé que la plupart des survivants étaient dans un état stable et pouvaient parler ». Toutefois, selon CCTV, beaucoup souffraient de déshydratation sévère, et les médecins craignaient les effets des gaz nocifs accumulés sous terre. Les premiers signes de vie avaient été perçus vendredi : les secouristes avaient entendu des coups frappés sur un tuyau et avaient remonté un tuyau ceint d'un fil de fer, apparemment noué par des survivants. Ils avaient alors fait descendre des seaux avec des solutions de glucose par l'ouverture étroite dans laquelle avait été inséré à l'origine le tuyau, espérant atteindre des survivants. Les équipes d'urgence avaient aussi percé le sol pour oxygéner la mine.


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