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Liban

TSL : Fatfat critique Nasrallah

Pour le député Ahmad Fatfat, c'est le fait de poser des conditions avant d'accepter le travail mené par le Tribunal spécial pour le Liban qui doit être situé dans le cadre de la politisation de ce dernier.
Lors d'une conférence de presse qu'il a tenue en sa résidence à Denniyé, M. Fatfat a constaté qu'au moment où le 8 Mars a commencé de nouveau à évoquer le TSL, « des attaques dans tous les sens ont été menées contre les institutions de l'État, les réalisations du gouvernement de Fouad Siniora, et plus spécifiquement du TSL, associées à des déclarations mettant en doute le travail du tribunal et faisant état de résultats précis, comme si les orateurs étaient au courant de quelque chose ».
Il a minimisé l'importance des informations répercutées par la presse au sujet de l'évolution de l'enquête internationale sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri. Selon lui, « personne ne sait rien du processus en cours des enquêtes. Tout ce qui se dit dans la presse relève de nouvelles sans fondement, liées aux attraits du travail journalistique qui mise sur les scoops et la volonté d'accroître la distribution ».
M. Fatfat s'est dit étonné de ce que le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, ait considéré le TSL comme étant politisé « en se basant seulement sur des articles de la presse étrangère ». « J'aurais souhaité qu'il cite également la presse locale, notamment celle qui soutient le Hezbollah et qui fait tout un tapage au sujet du tribunal, sans oublier certains alliés politiques, comme Wi'am Wahhab », a-t-il poursuivi, estimant qu'il n'y a rien de nouveau dans les propos du dirigeant du Hezbollah « qu'il tient depuis 2005 ».
Relevant qu'il y a des centaines de personnes convoquées pour les besoins de l'enquête, dont seulement une vingtaine de cadres ou de proches du parti de Dieu, le député a estimé qu'en ce faisant « le tribunal se comporte comme si plusieurs éventualités sont à prendre en considération, sinon l'enquête se serait limitée au Hezbollah et à ses alliés ». « L'extension des investigations met en relief la crédibilité du TSL et prouve qu'il n'est pas politisé », a-t-il commenté avant de rappeler que Hassan Nasrallah avait également accusé le TSL d'être politisé lorsque les quatre généraux avaient été relâchés.
Pour lui, « ce sont les doutes émis au sujet du tribunal et les conditions posées qui traduisent une volonté de politisation et d'atteinte à la stabilité interne ». « Il faut comprendre que nous n'accepterons pas que le TSL soit politisé ou que des accusations à caractère politique lui soient adressées », a-t-il dit. « À l'instar de Nasrallah, nous voulons connaître la vérité sur l'assassinat de Hariri et nous voulons une enquête non politisée. Nous sommes donc d'accord sur certains points. Mettons l'accent sur ce qui nous unit au lieu de mettre en relief les éléments négatifs qui suscitent des tensions », a déclaré M. Fatfat.
Le député a par ailleurs appuyé les propos du chef du Hezbollah, selon lesquels la stratégie de défense ne se limite pas aux armes du parti de Dieu, « ce qui signifie que celles-ci en font partie et qu'elles doivent être examinées à la conférence de dialogue ».
Pour le député Ahmad Fatfat, c'est le fait de poser des conditions avant d'accepter le travail mené par le Tribunal spécial pour le Liban qui doit être situé dans le cadre de la politisation de ce dernier.Lors d'une conférence de presse qu'il a tenue en sa résidence à Denniyé, M. Fatfat a constaté qu'au moment où le 8 Mars a commencé de nouveau à évoquer le TSL, « des attaques dans tous les sens ont été menées contre les institutions de l'État, les réalisations du gouvernement de Fouad Siniora, et plus spécifiquement du TSL, associées à des déclarations mettant en doute le travail du tribunal et faisant état de résultats précis, comme si les...
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