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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Soudanaise

Quatre candidats de l’opposition se retirent de la course

Washington tente de sauver la crédibilité du scrutin déjà miné par des critiques et la menace d'un boycott.
Quatre importants candidats opposés au président Omar
al-Bachir se sont retirés hier de la course à la présidence. Sadek al-Mahdi, ancien Premier ministre et chef du parti Umma (nationaliste), Mubarak al-Fadil, chef d'une faction importante du parti Umma, Ibrahim Nugud, leader du Parti communiste, et Hatem al-Sir, candidat du Parti unioniste démocrate (DUP), se sont retirés de la course, à quelques jours de la présidentielle prévue le 11 avril, a dit M. Fadil. La Umma et les Unionistes sont les deux piliers traditionnels de la politique soudanaise. Ils avaient respectivement terminé premier et deuxième lors du dernier scrutin multipartite de 1986, avant le coup d'État militaire de l'actuel président Omar al-Bachir en 1989.
L'opposition accuse de partialité la commission électorale et estime que le parti du président Bachir se prépare à bourrer les urnes. Hier soir, les partis ont annoncé qu'ils boycotteraient aussi les élections législatives et régionales également prévues en avril. Ces retraits, annoncés à l'issue d'une réunion de l'opposition, surviennent au lendemain de l'annonce du retrait de Yasser Arman, du Mouvement populaire de libération du Soudan (ex-rebelles sudistes), et principal rival du président Bachir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour (Ouest).
« Le retrait de la candidature de Yasser Arman assure la victoire d'Omar al-Bachir », a estimé à l'AFP Haydar Ibrahim, analyste soudanais de renom. Selon plusieurs observateurs, ce retrait a été l'objet d'un accord entre les ex-rebelles sudistes du SPLM et le parti de M. Bachir.
Ces retraits massifs surviennent alors que l'émissaire américain Scott Gration tentait de sauver la crédibilité des élections, déjà minées par des critiques et la menace d'un boycott. M. Gration a rencontré un à un, hier matin, des leaders de l'opposition, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Tous les candidats n'ont pas opté pour le boycott. « Notre parti va s'engager (dans le processus électoral) de la présidentielle (...) à tous les niveaux », a déclaré hier l'opposant islamiste Hassan al-Tourabi, ancien mentor du président Bachir devenu un de ses plus virulents critiques. Et Abdelaziz Khaled, candidat d'une petite formation de gauche, a dit à l'AFP vouloir se maintenir dans la course. D'autres candidats dont Fatima Abdelmahmoud, première femme à briguer la présidence du Soudan, doivent encore prendre leur décision. 
Quatre importants candidats opposés au président Omar al-Bachir se sont retirés hier de la course à la présidence. Sadek al-Mahdi, ancien Premier ministre et chef du parti Umma (nationaliste), Mubarak al-Fadil, chef d'une faction importante du parti Umma, Ibrahim Nugud, leader du Parti communiste, et Hatem al-Sir, candidat du Parti unioniste démocrate (DUP), se sont retirés de la course, à quelques jours de la présidentielle prévue le 11 avril, a dit M. Fadil. La Umma et les Unionistes sont les deux piliers traditionnels de la politique soudanaise. Ils avaient respectivement terminé premier et deuxième lors du dernier scrutin multipartite de 1986, avant le coup d'État militaire de l'actuel président Omar al-Bachir en 1989.L'opposition accuse...
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