Dans ce communiqué, le parti de Samir Geagea a accusé le général Aoun de « déformer des réalités historiques » et de « vanter les pratiques de l'ancien pouvoir » (sous la tutelle syrienne), estimant que ses propos « recèlent une rancune profonde et une incapacité à être à la hauteur des positions politiques constantes et nationales des FL ».
Soulignant que la décision de dissoudre leur parti était « politique par excellence », les Forces libanaises l'ont comparée à celles en rapport avec l'exil de Michel Aoun et l'arrestation des militants du courant aouniste à l'époque.
Elles ont reproché au chef du CPL d'« essayer de redorer le blason de l'ancien pouvoir », estimant que cette attitude « est en contradiction avec les anciennes positions du général Aoun qui mettait en doute les jugements de la justice, sous l'ancien régime, la considérant comme un instrument du pouvoir politique ».
Abondant dans le même sens, Naufal Daou, membre du secrétariat général du 14 Mars, a rappelé, dans une déclaration, que « c'est le même régime qui avait décidé d'exiler le général Aoun en France et mené une chasse aux sorcières contre ses partisans, qui a dissous les FL ».
Parallèlement, le chef du Mouvement du changement, Élie Mahfoud, a considéré que le discours prononcé par le chef des FL, samedi, « jette les bases d'un nouvel avenir qui s'articule autour de l'unité du Liban », estimant que ses propos « ont inquiété Michel Aoun et embarrassé les alliés de la Syrie au Liban ».

