Le meneur des Gunners Fabregas lâche un missile sur penalty qui offre à Arsenal une égalisation inespérée à 5 minute de la fin du temps reglementaire. Adrian Dennis/AFP
Pour ne rien arranger, le Catalan était exclu et sera suspendu tout comme le sera l'autre arrière central, Gérard Piqué... Les Gunners seront toutefois également privés de leur maître à jouer Fabregas, qui paye un vilain tacle (44).
Mais c'est un moindre mal pour les Londoniens tant ce duel annoncé entre artistes revendiqués s'est longtemps limité à une humiliante leçon du maître catalan à l'apprenti londonien. Terrorisées, les jeunes pousses d'Arsène Wenger ont d'abord abdiqué comme l'an passé en demi-finale contre Manchester United (défaites 1-0 et 1-3).
Pendant une heure, Barcelone a privé Arsenal de ballon, adressant deux fois plus de passes, lui laissant une misère de 30 % de possession, du jamais-vu pour l'équipe de Wenger. Les Gunners, baladés de droite à gauche, n'ont longtemps fait que colmater les brèches béantes ouvertes par le mouvement catalan.
Quand Samir Nasri, excentré à gauche, délivrait enfin un tir pour Arsenal, une frappe brossée qui frôlait le montant de Victor Valdès (23), Barcelone avait déjà tiré onze fois au but..
Henry ovationné
Pour la prochaine alerte, il faudrait attendre une tête à bout portant de Nicklas Bendtner qui trouvait un Valdès irréprochable (54).
Les Londoniens ne devaient de ne pas voir s'écrouler prématurément leurs rêves qu'aux exploits de leur gardien Manuel Almunia, devant Sergio Busquets (2), Lionel Messi (6) ou Zlatan Ibrahimovic et Xavi (14).
Ils étaient aussi redevables au manque de réalisme des Barcelonais, à l'image de ce tir dans les tribunes d'un Ibrahimovic seul face au but (6), d'un missile adressé en pivot mais non cadré du même (33) ou de cette frappe au-dessus de Messi après un déboulé sur la droite de l'excellent Maxwell (13).
Andreï Arshavin (27) et William Gallas (41) sortaient sur blessure, Cesc Fabregas recevait son carton jaune (44)... Le 0-0 à la pause n'était qu'un trompe-l'œil que retouchait en deux temps Ibrahimovic en prenant de vitesse sur la droite Gaël Clichy et Alex Song.
Il profitait d'abord d'une sortie mal inspirée d'Almunia pour le lober (46, 1-0), avant d'adresser un missile dans la lucarne (59).
Avec l'entrée de Walcott pour Bacary Sagna (66), Arsenal jouait son va-tout et se mettait enfin au niveau de l'occasion. Sur un bon service de Nicklas Bendtner, l'Anglais trompait Valdès d'un très bon tir croisé après une course volontaire (69).
Barcelone perdait de sa superbe, paniquait. Et quand Puyol se mettait à la faute, l'Emirates trouvait une autre raison de donner de la voix que l'entrée sur son terrain de son ancien héros, Thierry Henry (77). Au Camp Nou, la tâche ne sera pas aisée. Mais elle ne sera pas aussi désespérée que les Londoniens ont pu le craindre.
Petit succès de l'Inter
La quadruple championne d'Italie, loin d'être aussi mordante qu'elle ne l'avait été face à Chelsea à Stamford Bridge en 8es de finale retour (victoire 1-0), a dû attendre un peu plus d'une heure pour trouver l'ouverture grâce à l'attaquant argentin Diego Milito (65).
Elle a ensuite passé l'essentiel de la fin du match « campée » dans la moitié de terrain adverse avec une pluie d'occasions à l'image de la frappe de Pandev sauvée sur la ligne par le défenseur Berezutski (74), du tir de Sneijder effleurant le poteau gauche (84) ou de deux grosse frappes successives de Cambiasso et Stankovic détournées par Akinfeev (86). Les Nerrazuri n'ont pas pu marquer ce deuxième but qui, bien évidemment, aurait considérablement facilité la tâche à Moscou.
Le CSKA, lui, a déçu, loin de l'équipe qui avait tenu en échec Manchester United à Old Trafford (3-3) lors de la 1re phase ou qui s'était imposée à Séville (1-2) en 8es de finale retour. Hormis une ou deux frappes lointaines, les Moscovites n'ont jamais été véritablement menaçants et ont d'abord joué pour un nul qu'ils n'ont su obtenir.
Mais en encaissant un seul but grâce notamment à l'excellente prestation de son gardien Akinfeev, l'équipe moscovite est loin d'avoir perdu toutes ses chances avant de jouer devant son public du stade Luzhniki lors du match retour.


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