Intervenant après les députés Geagea et Majdalani, le directeur exécutif de la Fondation des droits de l'homme et du droit humanitaire, Waël Kheir, a axé son intervention sur les impératifs du respect des droits de l'homme, dénonçant dans ce cadre les conditions de détention des dirigeants et des cadres FL qui avaient été placés en détention par l'ancien régime sécuritaire libano-syrien.
Michel Hajji Georgiou a pris la parole en sa qualité de lauréat du Prix international Gebran Tuéni pour les libertés publiques et de membre fondateur de l'Association des journalistes contre la violence. Soulignant que la dissolution des FL, le 23 mars 1994, et l'arrestation de Samir Geagea, en avril de la même année, s'inscrivent dans le cadre d'un vaste plan « savamment orchestré visant à soumettre le Liban à l'occupation syrienne, à saper l'unité islamo-chrétienne et à torpiller l'accord de Taëf », M. Hajji Georgiou a relevé que cette campagne a visé au fil des ans chaque communauté et a atteint son apogée avec l'assassinat de Rafic Hariri, dans le but de mettre à genoux toux ceux qui s'opposaient « au régime sécuritaire et à l'hégémonie syrienne ». Précisant qu'il ressort des derniers propos du président syrien Bachar el-Assad que « le régime syrien n'a pas pardonné au peuple libanais l'intifada du 14 Mars », Michel Hajji Georgiou a déclaré que « nous aussi, nous n'oublierons pas (...) - mais nous pardonnerons un jour, lorsque la vérité sera faite - tous les martyrs de l'intifada de l'Indépendance ainsi que ceux du Front de la résistance nationale contre l'occupation israélienne - ceux qui n'ont pas été liquidés par Israël ». Et M. Hajji Georgiou de conclure en reprenant les propos tenus le 14 mars dernier par « la conscience de l'intifada de l'Indépendance, Samir Frangié », sur la nécessité impérieuse de faire preuve de solidarité pour faire face aux dangers qui menacent le Liban.
May Chidiac a ensuite pris la parole, soulignant que la dernière interview du président Assad montre que « la Syrie ne s'est pas départie de sa politique hautaine » à l'égard du Liban. Répondant au président syrien qui a affirmé que « rien n'a été réalisé au Liban au cours des cinq dernières années » (par la révolution du Cèdre), Mme Chidiac a déclaré que « les 30 000 soldats syriens qui ont quitté le Liban ne reviendront pas, même si cela doit nous coûter de nouveaux sacrifices ». Soulignant l'attachement au Tribunal spécial pour le Liban, elle a affirmé que la vérité éclatera « à la face de ceux qui ont commandité les attentats contre nous (...) et qui s'imaginent qu'ils ont échappé à la justice et trompé le monde ». Et Mme Chidiac de dénoncer en conclusion ceux qui cherchent à torpiller « les alliances islamo-chrétiennes qui ont protégé le Liban ».
Le journaliste Imadeddine Adib a pour sa part qualifié Samir Geagea d'« homme politique sage qui a pris conscience de ce dont le Liban avait besoin pour sauvegarder l'indépendance et la souveraineté ».
Dernier à prendre la parole avant l'allocution du chef des FL, Mgr Guy Noujaim a déclaré que « l'action entreprise par les associations de défense des droits de l'homme et les organisations de la société civile pour protester contre les verdicts arbitraires émis contre le leader des Forces libanaises a beaucoup influé sur la cause de Samir Geagea ». Mgr Noujaim a rendu hommage dans ce cadre à « l'attitude courageuse de Samir Geagea en prison » et à « l'attitude ferme des membres et responsables FL, dont notamment la députée Sethrida Geagea ».


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve