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Liban - Fl

Geagea : L'État est aujourd'hui plus que jamais en danger

Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a mis en garde, lors d'un discours prononcé à l'occasion du 16e anniversaire de la dissolution des FL, au Biel, contre "la guerre qui vise toutes les institutions constitutionnelles de l'État", une guerre qui ne fait qu'affaiblir le Liban et qui rend le plus grand service aux ennemis du pays, notamment à Israël. "Le Liban ne sera jamais protégé et une stratégie de défense n'existera pas en l'absence de l'État, et un État ne pourra pas vivre si la décision, toute la décision, ne lui revient pas", a déploré M. Geagea. Le chef des FL a ajouté que la protection du Liban et toute décision le concernant ne peut être basée sur le monopole d'un seul parti et l'exclusion des autres.

Geagea : Un État ne pourra pas vivre si la décision, toute la décision, ne lui revient pas.

"Il faudrait remettre la décision de protéger le pays entre les mains du gouvernement et débattre sérieusement et exhaustivement de la meilleure stratégie de défense pour notre pays autour de la table de dialogue", a insisté M. Geagea.

M. Geagea a de même stigmatisé la campagne menée par le 8 Mars contre les Forces de sécurité intérieure et l'appel de l'ancien ministre Wi'am Wahhab adressée au président Michel Sleiman de démissionner. Il a de nouveau accusé implicitement l'ex-opposition de chercher à ajourner les élections municipales, déplorant derriere toutes ces campagnes, des façons camouflées d'entraver le processus d'édification de l'État qui, selon lui, est aujourd'hui plus que jamais en danger.
Le ténor du 14 Mars a ajouté que, depuis la révolution du Cèdre, les tentatives de ramener le Liban à la situation d'avant ce jour-tournant dans l'histoire du pays n'ont jamais cessé, mais qu'elles se sont clairement accrues ces derniers temps. Il a appelé tous les Libanais à s'unir derrière leurs institutions constitutionnelles : la présidence, le gouvernement, le Parlement et l'institution militaire. "Il n'y aura pas de retour en arrière, il n'y aura pas de retour à l'esclavage, au régime sécuritaire et au mini-États; le Liban ne sera plus jamais violé", a assuré M. Geagea.

Notons que le chef de l'État Michel Sleiman, le président du Parlement Nabih Berry et le commandant en chef de l'armée Jean Kahwaji ont retiré leurs représentants à la cérémonie en raison du contenu de certains discours qui y ont été prononcés; ces représentants sont toutefois restés à titre personnel.

"Il faudrait remettre la décision de protéger le pays entre les mains du gouvernement et débattre sérieusement et exhaustivement de la meilleure stratégie de défense pour notre pays autour de la table de dialogue", a insisté M. Geagea.
M. Geagea a de même stigmatisé la campagne menée par le 8 Mars contre les Forces de sécurité intérieure et l'appel de l'ancien ministre Wi'am Wahhab adressée au président Michel Sleiman de démissionner. Il a de nouveau accusé implicitement l'ex-opposition de chercher à ajourner les élections municipales, déplorant derriere toutes ces campagnes, des façons camouflées d'entraver le processus d'édification de l'État qui, selon lui, est...
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