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Liban

Municipales : la proportionnelle toujours au centre des débats

La question de la tenue des élections municipales avec ou sans réformes, notamment pour ce qui est de l'adoption de la proportionnelle, continue de susciter les commentaires croisés de la classe politique dans son ensemble.
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a de nouveau accusé implicitement hier l'ex-opposition de chercher à ajourner les élections municipales.
« Mais ils n'atteindront pas leur objectif, car nous insisterons jusqu'à la dernière seconde à la tenue du scrutin avec ou sans les réformes », a-t-il dit.
De son côté, le vice-président de la Chambre, Farid Makari, a fait part de son opposition à la proportionnelle et de son intention de voter contre cette réforme. M. Makari a expliqué que, « d'une part, le temps nécessaire pour expliquer la proportionnelle aux gens n'est pas disponible », et que, d'autre part, « ce mode crée des difficultés pour la formation des listes ».
Il s'est en outre prononcé pour des conseils municipaux « homogènes », ce que la proportionnelle ne favorise pas.
Plus nuancé, le député Ahmad Fatfat, du Courant du futur, a estimé que « les nombreuses complications introduites dans la loi en vigueur la rendent inapplicable dans beaucoup de villages et de régions et font de la proportionnelle un épouvantail, alors même qu'elle constitue un grand pas en avant dans la vie politique ».
M. Fatfat a nié que les députés du Courant du futur entravent les discussions à la Chambre pour imposer un scrutin sur la base de la loi actuelle. « Je demande le témoignage du président de la commission des Finances et du Budget (le député aouniste Ibrahim Kanaan), qui sait que ce sont les alliés du CPL qui font traîner les discussions en longueur », a-t-il dit.
Le député Ali Fayad (Hezbollah) a appelé à l'adoption du scrutin proportionnel uniquement dans les « grandes villes », estimant que les complications que provoquerait l'application de la proportionnelle dans les petits villages auraient des effets négatifs entraînant l'hostilité de la société à l'égard de ce mode de scrutin.
M. Fayad a souligné en outre que les autres obstacles qui entravent la mise en place de la proportionnelle sont « d'ordre technique » et peuvent être réglés par voie d'accord sur la base d'une « méthodologie constructive », quitte à ce que les blocs parlementaires s'entendent sur un « ajournement technique » des élections municipales « dans les limites de ce qu'impose le débat sur les réformes ».
Quant à Hekmat Dib, député CPL de Baabda, il a estimé que « si les intentions sont bonnes, il y a encore du temps pour adopter les réformes et organiser les élections municipales sur leur base ».
« Nous avons accepté la proportionnelle comme alternative à la division de Beyrouth en plusieurs circonscriptions, car ce mode préserve la liberté d'opinion », a ajouté M. Dib.
Il a toutefois affirmé plus loin que le CPL « n'accepterait pas que cette échéance ait lieu alors que Beyrouth est toujours une circonscription unique ».
Enfin, Nabil de Freige, député de Beyrouth, s'est prononcé contre toute division de la capitale, soulignant la nécessité d'imposer la parité islamo-chrétienne dans cette ville « non seulement par le consensus, mais aussi par la loi ».
La question de la tenue des élections municipales avec ou sans réformes, notamment pour ce qui est de l'adoption de la proportionnelle, continue de susciter les commentaires croisés de la classe politique dans son ensemble.Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a de nouveau accusé implicitement hier l'ex-opposition de chercher à ajourner les élections municipales.« Mais ils n'atteindront pas leur objectif, car nous insisterons jusqu'à la dernière seconde à la tenue du scrutin avec ou sans les réformes », a-t-il dit.De son côté, le vice-président de la Chambre, Farid Makari, a fait part de son opposition à la proportionnelle et de son intention de voter contre cette réforme. M. Makari a expliqué que,...
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