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Lifestyle - Environnement

Le tourisme se veut de plus en plus écolo

Les professionnels du tourisme se veulent de plus en plus vertueux en matière de respect d'environnement, multipliant les offres à l'attention de leurs clients soucieux de préserver la planète.

Les voyagistes "ont tout à gagner" à être perçus par leurs clients autant comme responsables de leur sécurité que de la planète, selon le président de la commission Tourisme responsable du Syndicat national des agents de voyage. /

"Le tourisme sera responsable ou ne sera plus", affirme Christian Orofino, président de la commission Tourisme responsable du Syndicat national des agents de voyage (Snav), en marge du salon touristique "Le monde à Paris" qui se tient jusqu'au 21 mars.

Fin février, le Snav a d'ailleurs édité un "Livret Vert" destiné à ses adhérents et à leurs clients, une démarche inévitable, selon M. Orofino "dans la mesure où les hommes et les environnements des pays vers lesquels nous envoyons des personnes sont les matières premières de notre activité".

Reste que le chemin est encore long à parcourir, surtout pour le tourisme de masse, alors que l'Organisation mondiale du tourisme prévoit 1,6 milliard de touristes en 2020 contre quelque 900 millions aujourd'hui.

"Nous n'en sommes encore qu'aux balbutiements", reconnaît Yves Godeau, président de l'association "Agir pour un Tourisme responsable" (ATR) qui regroupe près de 20 tour-opérateurs de petite et moyenne tailles.

"Nous avons mis en place une certification pour que ce ne soit pas juste des affirmations mais des engagements vérifiables", a-t-il dit.

Ainsi le groupe Voyageurs du monde, certifié ATR et MDP (label de l'ONU), dispose depuis 2008 d'une fondation qui finance divers projets liant développement durable et progrès social, "car l'un ne va pas sans l'autre" explique le PDG Jean-François Rial.

La Fondation, d'un budget de 800 000 euros, est financée par un prélèvement automatique de "cinq à 10 euros sur tous les voyages et sociétés du groupe", détaille M. Rial.

Voyages-sncf.com, à l'instar d'Air France, permet à ses clients de calculer leur empreinte carbone et de financer un projet de compensation.

Près de 2 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) ont été compensées au 31 décembre 2009, selon le voyagiste en ligne. Un début quand, selon un récent sondage, un tiers des Français jugeaient le tourisme responsable plus cher et incompatible avec leur habitudes de voyages.

L'Association des tour-opérateurs français et ATR "réfléchissent à une certification pour les opérateurs du tourisme de masse", ajoute M. Godeau.

Pour Jean-François Rial, avion et tourisme ne sont pas incompatibles car "le voyage est une activité économique qui fait vivre des millions de personnes dans le monde et notamment dans les pays du Sud".

De quoi permettre au tourisme de "prétendre à des quotas de CO2 dans le cadres des négociations de l'après Kyoto", souligne-t-il également.

L'offre doit aussi s'améliorer, souligne Sylvie Teissonières, directrice commerciale du nouveau tour-opérateur Sun Marin, qui ne propose pour l'instant que "30% d'hébergements labellisés car il faut économiquement tenir la route".

Les voyagistes "ont tout à gagner" à être perçus par leurs clients autant comme responsables de leur sécurité que de la planète, affirme M. Orofino.

Huit agents de voyages sur 10 estimaient l'an dernier que dans 10 ans la compensation des émissions de CO2 deviendrait courante et sept sur 10 que le choix de fournisseurs respectueux se généraliserait, selon le cabinet d'études Raffour Interactif.

"Le tourisme sera responsable ou ne sera plus", affirme Christian Orofino, président de la commission Tourisme responsable du Syndicat national des agents de voyage (Snav), en marge du salon touristique "Le monde à Paris" qui se tient jusqu'au 21 mars.
Fin février, le Snav a d'ailleurs édité un "Livret Vert" destiné à ses adhérents et à leurs clients, une démarche inévitable, selon M. Orofino "dans la mesure où les hommes et les environnements des pays vers lesquels nous envoyons des personnes sont les matières premières de notre activité".
Reste que le chemin est encore long à parcourir, surtout pour le tourisme de masse, alors que l'Organisation mondiale du tourisme prévoit 1,6 milliard de touristes en 2020 contre...
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