« Avec la grâce et le succès d'Allah, une campagne militaire coordonnée a été lancée à Bagdad et dans l'ensemble de l'Irak, pour en finir avec l'idole qu'est la démocratie et avec les élections polythéistes qui en sont la conséquence », déclare le groupuscule dans son message. Le groupe a rappelé qu'il avait été capable de « porter un coup au plan de sécurité au cœur de Bagdad » et des autres villes le jour des élections législatives, le 7 mars, malgré les efforts déployés en matière de sécurité pour protéger les électeurs. Le groupuscule avait prévenu les électeurs avant le scrutin législatif qu'ils risquaient leur vie s'ils allaient voter, qualifiant l'élection de farce destinée à renforcer la domination chiite sur les sunnites. Le groupe a revendiqué des attentats à la bombe qui ont touché trois hôtels à Bagdad en janvier, tuant au moins 36 personnes et des attaques contre des bâtiments du gouvernement en décembre qui avaient fait 112 morts. Les insurgés islamistes sunnites sont accusés d'avoir procédé à des tirs de roquettes et de mortier et d'avoir perpétré d'autres attaques, faisant 39 morts le jour de l'élection. Malgré la violence et les menaces, 62 % des électeurs inscrits sont allés voter.
Par ailleurs, trois personnes ont été tuées hier dans des attaques dans deux quartiers de Bagdad, ont indiqué des sources de sécurité. À Sadr City, le vaste quartier populaire chiite du nord de la capitale, deux personnes ont trouvé la mort dans une attaque à la bombe, engin qui avait été dissimulé dans des ordures peu avant l'heure de la prière, a indiqué une source policière. Sept autres personnes ont été blessées dans l'attaque, dont des femmes et deux enfants, selon la même source. À Dora, au sud de Bagdad, des hommes armés ont fait irruption avant l'aube dans la maison d'un soldat travaillant pour les renseignements militaires et l'ont abattu, a indiqué une source au sein du ministère de la Défense.

