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Liban

Geagea : Ils visent Sleiman et Hariri parce qu’ils incarnent la stabilité…

C'est naturellement un tour d'horizon complet de la situation politique locale et régionale qu'a effectué hier le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, sur la chaîne de télévision al-Arabiya, interrogé par notre consœur Gisèle Khoury.
« Les appels à la démission du président Sleiman dépassent de bien loin ceux qui les lancent, avec tout le respect que j'ai pour leur personne. Ces gens-là ne disposent aucunement du poids populaire et politique nécessaire », a-t-il commencé par dire, jugeant « plus grave » le prétexte donné à cet appel - le fait que le président soit « consensuel » - que la demande elle-même. Samir Geagea a en outre estimé que s'en prendre au chef de l'État et au Premier ministre, « c'est parce qu'ils représentent et incarnent, depuis 2008, la stabilité. Je me demande d'ailleurs si l'autre camp ne souhaite pas en finir avec cette stabilité ». « Il n'en reste pas moins que cette réclamation, la démission de Michel Sleiman, doit être assez populaire au sein du 8 Mars, sinon ceux qui l'ont évoquée ne l'auraient pas fait », a-t-il encore dit.
Pour le chef des FL, ces campagnes à répétition visent à empêcher les dirigeants libanais de jouer leur rôle, « c'est-à-dire à garder l'État libanais au rang de théorie, pendant qu'ils s'agrippent davantage chaque jour au pouvoir. Les présidents Sleiman et Hariri essaient de faire de l'État libanais une entité efficace et sérieuse, et c'est ce qu'ils ne veulent pas ». Concernant les relations avec la Syrie, Samir Geagea a relevé qu'elles n'étaient pas encore redevenues naturelles, estimant que le chef de l'État et le Premier ministre « déploient des efforts gigantesques en ce sens ». Établissant ensuite un parallélisme « évident » entre les peuples libanais et palestiniens, « ce sont les deux peuples qui souffrent le plus dans la région. Il est nécessaire, voire urgent, qu'un peuple qui ne dispose pas d'un État arrive à en avoir un qui soit fort et indépendant », a réaffirmé Samir Geagea, en écho au discours qu'il avait tenu au cours de la dernière réunion du Bristol et que certains avaient qualifié de « nationaliste arabe ». Il en a profité pour évoquer cet « axe de résistance » qui va « de l'Iran jusqu'au Hamas en passant par le Hezbollah et qui est incapable de libérer ne serait-ce qu'un millimètre carré de terre palestinienne ». Pour le leader chrétien, « aucun mouvement qui se met à dos le monde entier ne peut réaliser quoi que ce soit de tangible, alors que le président Mahmoud Abbas, avec ce qu'il représente, est capable à mon sens de faire aboutir une solution et de contribuer, bien plus que cet axe de résistance-là, à l'édification d'un État palestinien ».
Prié d'expliciter l'adéquation qu'il avait faite entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le camp du 8 Mars au Liban, Samir Geagea a assuré que cela « n'est pas une boutade ». « Il existe deux tendances au niveau local et régional : l'une qui croit en un véritable travail politique et l'autre, prônée par un 8 Mars qui ne croit en rien à part en la guerre et en la confrontation et qui est persuadé que les solutions diplomatiques sont impossibles à réaliser ; comme si, en réalité, le poids des peuples, de la politique, du Conseil de sécurité et de l'ONU n'existait aucunement », a-t-il déclaré, avant d'insister une nouvelle fois sur l'indispensable urgence de placer les décisions de guerre et de paix entre les seules mains de l'État libanais.

C'est naturellement un tour d'horizon complet de la situation politique locale et régionale qu'a effectué hier le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, sur la chaîne de télévision al-Arabiya, interrogé par notre consœur Gisèle Khoury. « Les appels à la démission du président Sleiman dépassent de bien loin ceux qui les lancent, avec tout le respect que j'ai pour leur personne. Ces gens-là ne disposent aucunement du poids populaire et politique nécessaire », a-t-il commencé par dire, jugeant « plus grave » le prétexte donné à cet appel - le fait que le président soit « consensuel » - que la demande elle-même. Samir Geagea a en...
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