Cushman & Wakefield avait accordé en 2009 la 32e place mondiale et la 3e position régionale à Beyrouth en termes de cherté des locations.
Le sondage, effectué dans 63 villes du monde entier, prend en compte 202 localités majeures classées selon le critère de la cherté d'espace de travail, c'est-à-dire la somme du loyer, des taxes municipales, des frais de service et de la taxe à valeur ajoutée (TVA). Au niveau international, Beyrouth a été classée immédiatement derrière Varsovie, Copenhague et Vienne. La capitale libanaise a toutefois été jugée plus chère que Damas, Istanbul et Vancouver.
Le coût de location de l'espace de travail à Beyrouth a été estimé à 380 euros annuels par mètre carré (m2) en 2009, ce qui est significativement en dessous de la moyenne mondiale, de 437,6 euros par mètre carré. La moyenne des villes arabes, de 443,5 euros/m2, et la moyenne MENA à 408,7 euros/m2 sont également toutes deux supérieures à la moyenne libanaise. Les loyers ont toutefois reculé à Beyrouth, en comparaison avec l'an dernier (398 euros/m2).
Cushman & Wakefield a indiqué que la location des surfaces nettes (c'est-à-dire habitables) de bureaux à Beyrouth était en moyenne de 344,75 euros/m2 en 2009, n'enregistrant aucun changement en comparaison avec l'an dernier. La société a toutefois ajouté que l'année 2008 avait elle-même témoigné d'un bond de 14 % du coût de l'espace de travail.
En parallèle, le prix de la location des surfaces nettes de bureaux à Beyrouth était certes plus élevé que la moyenne internationale (de 332 euros), la moyenne européenne (322 euros) et les moyennes MENA. Il est toutefois inférieur à la moyenne de 404,6 euros des 10 villes arabes.
Le centre-ville de Beyrouth a par ailleurs été classé 5e parmi les 10 zones les plus chères des pays arabes en 2009 en termes de loyers. De plus, les espaces de bureaux de qualité se font rares sur le centre-ville, prévoyant de ce fait un bond imminent des loyers.
Plus en détails, Beyrouth a fait partie de 3 villes dans lesquelles les loyers sont restés relativement stables en 2009. En comparaison, 54 villes (ou 86 % du total), ont enregistré un déclin du prix de location et 6 villes (soit 9 % du total) ont vu leurs loyers grimper. La majorité des villes arabes a vu le prix des loyers baisser, s'alignant sur la tendance mondiale qui a enregistré un déclin de 10 % en moyenne. Ainsi, les loyers des surfaces nettes de bureaux à Dubaï ont chuté de 35 % en 2009, suivis par Amman (20 %), Abou Dhabi (7 %), Damas et le centre financier international de Dubaï, qui ont tous deux subi une contraction de 6 %, et Doha (4 %). Le Lebanon this Week, bulletin économique hebdomadaire de la Byblos Bank, qui a publié les chiffres de Cushman & Wakefield, a toutefois noté que ce rapport n'avait pas pris en compte les variations des prix de location dans des villes comme Riyad, Jeddah ou le Caire. Étant donné que ces villes ont été incluses dans le sondage pour la première fois, il n'était pas possible d'effectuer de comparaison avec des loyers antérieurs. Enfin, le classement a déterminé que Tokyo était la ville la plus chère au monde en termes de loyers d'espaces de travail, avec un coût d'occupation de 1 441 euros/m2 annuellement, suivi par Londres et Hong Kong.


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