Khartoum signe un cessez-le-feu avec un second groupe rebelle
Le gouvernement soudanais a signé hier un accord de cessez-le-feu d'une durée de trois mois avec les rebelles darfouris du Mouvement de libération pour la justice (MLJ), apprend-on de source diplomatique proche des négociations. « Deux accords ont été signés. Il y a un accord de cessez-le-feu temporaire qui sera renouvelé en fonction des progrès des négociations. Il y a également un accord-cadre qui recense toutes les questions pour de futures négociations », a-t-on précisé de même source. L'accord entre les représentants du gouvernement et ceux du MLJ, groupe regroupant de petites formations dissidentes, a été signé à Doha, au Qatar. Les autorités soudanaises avaient déjà conclu un accord fin février au Qatar avec les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), principal groupe d'insurgés au Darfour. Le JEM a dénoncé l'accord de jeudi estimant que le MLJ ne disposait pas de force militaire sur le terrain.
Un employé français du CICR, otage depuis cinq mois au Darfour, libéré
Un employé franco-britannique de la Croix-Rouge (CICR), Gauthier Lefèvre, a été libéré hier après cinq mois de captivité au Darfour, la plus longue prise d'otage depuis le début du conflit dans cette région de l'ouest du Soudan en 2003.
M. Lefèvre, 35 ans, qui travaille pour le CICR depuis cinq ans dont 15 mois au Darfour, circulait dans un convoi de deux véhicules aux couleurs de la Croix-Rouge lorsqu'il a été enlevé le 22 octobre par des hommes armés dans le Darfour-Ouest, tout près de la frontière avec le Tchad. Les ravisseurs de Gauthier Lefèvre avaient exigé le versement d'une rançon, sans formuler de revendications politiques. « Le CICR n'a pas payé de rançon », a déclaré à l'AFP Saleh Dabbakeh, porte-parole de l'organisation au Soudan.
Iran
Le chef du principal parti réformateur libéré sous caution
Mohsen Mirdamadi, secrétaire général du Front de la participation, le principal parti réformateur iranien, a été libéré mercredi soir après avoir payé une caution de 4,5 milliards de rials (450 000 dollars), a rapporté hier le site de l'opposition Kaleme.com. M. Mirdamadi avait été arrêté au lendemain de la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Accusé d'action contre la sécurité nationale et de propagande contre le régime, il a été remis en liberté en attendant le jugement du tribunal. La justice a également interdit toute les activités du Front de la participation. Plusieurs milliers de personnes ont été arrêtées ces derniers mois pour leur participation au mouvement de contestation de la réélection de M. Ahmadinejad. Ces dernières semaines, plusieurs dizaines de journalistes et responsables de l'opposition ont été libérés sous caution, notamment ceux qui ont fait appel de leur condamnation en première instance. Dix personnes accusées d'avoir participé aux troubles ont été condamnées à mort.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef