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Moyen Orient et Monde - Yémen

Les rebelles chiites libèrent 178 soldats et civils yéménites

Le gouvernement de Sanaa renforce les mesures de sécurité autour des installations pétrolières, portuaires et sur les lignes maritimes par crainte d'une attaque d'el-Qaëda.

Des soldats yéménites lors d’une opération de déminage dans le nord-ouest de la province de Saada, théâtre des principaux affrontements avec les rebelles chiites. Stringer/Reuters

Les rebelles chiites du Yémen ont relâché 178 soldats et civils travaillant pour le gouvernement, a rapporté hier la chaîne al-arabiya. La veille, les autorités de Sanaa les avaient accusés de faire traîner la mise en œuvre de la trêve décidée en février pour mettre fin à un conflit qui connaît depuis 2004 une succession d'accalmies et d'épisodes violents. Les prisonniers ont été relâchés dans la province de Saada, dans le nord du pays, théâtre des principaux affrontements, et seront emmenés aujourd'hui dans la capitale Sanaa, dit al-Arabiya, citant les responsables d'un comité de médiation.
Sanaa a fait l'objet d'intenses pressions pour apaiser la situation dans le Nord et se concentrer sur la lutte contre la branche régionale d'el-Qaëda, qui a revendiqué la responsabilité de la tentative d'attentat sur un vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël. Les Occidentaux et l'Arabie saoudite redoutent que les activistes d'el-Qaëda profitent de la multiplicité des fronts d'instabilité pour trouver des recrues et les entraîner en vue d'attaques dans la région et au-delà.
Dans ce contexte, des mesures de sécurité renforcées ont été prises au Yémen autour des installations pétrolières, portuaires et sur les lignes maritimes.
L'annonce de ces mesures intervient trois jours après des raids aériens sur le sud-est au cours desquels le chef d'el-Qaëda pour la province d'Abyane a été tué ainsi que deux autres militants, selon Sanaa. Le ministère de l'Intérieur a rappelé sa « détermination à poursuivre les éléments d'el-Qaëda et à leur porter des coups sévères là où ils se trouvent ». « La guerre contre le terrorisme se poursuit et ne s'arrêtera que lorsqu'il sera vaincu », a proclamé le communiqué. Selon le ministère, 40 attaques ont visé el-Qaëda au Yémen depuis le début de la campagne contre les éléments du réseau en décembre dernier et ces attaques ont été efficaces. « Les éléments terroristes et leurs dirigeants ont été poussés à s'abriter dans les cavernes et à se disperser dans des zones lointaines et presque inhabitées », a souligné le ministère. « Les éléments d'el-Qaëda se trouvent isolés dans les provinces de Abyane, Chabwa, Maarib et d'autres régions et sont désormais incapables de quitter leurs cachettes et de se montrer en public », a conclu le ministère.
Les raids aériens contre el-Qaëda qui est bien implantée dans le sud-est du pays ont commencé le 17 décembre. Ils se sont intensifiés après l'attentat manqué de Noël contre un avion de ligne américain qui a été revendiqué par la branche yéménite d'el-Qaëda. La nébuleuse d'Oussama Ben Laden a déjà pris pour cibles les installations pétrolières du Yémen, qui produit moins de 300 000 barils par jour, dont plus de la moitié sont exportés. Le Yémen possède également un terminal gazier à Balhaf, dans le sud.
La nébuleuse islamiste a également souvent menacé de s'en prendre à l'intense trafic maritime autour du Yémen.
Parallèlement, sur un autre plan, le président yéménite Ali Abdallah Saleh a décidé de restituer aux chaînes satellitaires arabes al-Jazira et al-Arabiya leur matériel de transmission saisi par les autorités il y a près d'une semaine, a-t-on appris hier de source officielle.
Le matériel de transmission des bureaux des deux chaînes satellitaires à Sanaa avait été saisi jeudi dernier à un moment où les manifestations antigouvernementales s'amplifiaient dans le sud du Yémen.
Les autorités avaient indiqué que le matériel saisi n'était « pas déclaré » et qu'il « ne devait pas servir à provoquer des troubles et à amplifier des événements de façon à nuire à l'ordre public ».

Les rebelles chiites du Yémen ont relâché 178 soldats et civils travaillant pour le gouvernement, a rapporté hier la chaîne al-arabiya. La veille, les autorités de Sanaa les avaient accusés de faire traîner la mise en œuvre de la trêve décidée en février pour mettre fin à un conflit qui connaît depuis 2004 une succession d'accalmies et d'épisodes violents. Les prisonniers ont été relâchés dans la province de Saada, dans le nord du pays, théâtre des principaux affrontements, et seront emmenés aujourd'hui dans la capitale Sanaa, dit al-Arabiya, citant les responsables d'un comité de médiation.Sanaa a fait l'objet d'intenses pressions pour apaiser la situation dans le Nord et...
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