Mixed media intitulé «Les châteaux de l’amour». (DR)
Espace, temps, vie. En trois mots inscrits au beau milieu d'un paysage, Hoda Baalbaki dévoile ses obsessions. Ou seraient-ce là ses objectifs: capturer le temps et fixer la vie au cœur d'un même espace... celui de la toile?
C'est du moins ce qui ressort des œuvres en techniques mixtes que cette artiste (qui a fait les beaux-arts à la LAU et décroché le premier prix de la Fondation Hariri en 2002 et 2003) présente, jusqu'au 23 mars, à la galerie Alwane*.
Des peintures abstraites, mais où le figuratif pointe, sous les plans superposés de couleurs, pour construire parfois des architectures imaginaires. Des sortes de façades au confluent des bâtisses à arcades de l'ancien Beyrouth, d'habitations troglodytes et de lieux irréels.
Sauf que chez Hoda Baalbaki, ces paysages abstraits, ponctués d'éléments récurrents, comme les arcades, les portes, les ouvertures, sont autant d'accès à son monde intérieur, ses états d'âme, de grâce, de joie, de désarroi ou de tristesse.
Des humeurs qui transparaissent à travers le choix des couleurs, des matières (acrylique ou huile plus collage, jute, fil de fer...), des reliefs et de la densité (granuleuse) des peintures exposées.
Chez cette artiste qui a décidé de privilégier dans cette cuvée d'œuvres - élaborées au cours des quatre dernières années - l'aspect introspectif et méditatif, les compositions, fortes et dynamiques, jouent souvent les suites sur deux ou trois toiles, parfois les applications d'une petite toile sur une plus grande. Des techniques expérimentées toujours dans un esprit d'ouverture à des interprétations nouvelles de paysages. Intérieurs.
* Saifi Village. Horaires d'ouverture : du lundi au samedi, de 11h00 à 19h00. Tél. : 01/ 975250 ou 03/346240.

