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Liban

Les deux camps s’arrachent Walid Joumblatt

Taymour Joumblatt déposant une rose sur la tombe de son grand-père.Photo Amer Zeineddine

Au lendemain de l'annonce par le Hezbollah que le chef du PSP, Walid Joumblatt, a procédé à une « révision claire et audacieuse » de ses positions et qu'en conséquence, la route de Damas lui sera ouverte, la classe politique se perdait en conjectures hier pour savoir où se situe exactement à l'heure actuelle M. Joumblatt sur l'échiquier politique.
La teneur du communiqué publié lundi par le Hezbollah a été confirmée hier, subrepticement mais clairement, par le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, en dépit des reproches formulés dimanche par le journal syrien al-Watan à l'adresse de M. Joumblatt.
Prié lors d'une conférence de presse à Damas de commenter l'annonce faite la veille par le parti de Dieu, M. Moallem s'est contenté de dire : ce texte est « précis ».
Au Liban, un membre du Rassemblement démocratique présidé par M. Joumblatt, le député Élie Aoun (Chouf), a noté que le chef du PSP « veut ouvrir une nouvelle page avec la Syrie ». Mais M. Aoun a souligné qu'il « n'y aura pas pour autant de changement radical au sein du Rassemblement démocratique » et que M. Joumblatt n'a « guère abandonné les constantes dont il était l'un des principaux défenseurs lors de la phase précédente avec le soutien du Rassemblement démocratique ».
« L'ouverture sur la Syrie n'est pas l'apanage de M. Joumblatt », a souligné en outre le député. « Le Premier ministre Saad Hariri cherche lui aussi à s'ouvrir et cela est clair dans ses déclarations. Quant au président de la République, Michel Sleiman, il n'est pas en reste sur ce plan et a déjà parcouru une longue distance. »
« Sauf que Walid Joumblatt le fait à sa manière », a ajouté M. Aoun, assurant que le chef du PSP « n'influe pas sur les convictions du Rassemblement démocratique, qui reste fidèle à ses constantes de liberté, de souveraineté et d'indépendance », tout en prônant « les meilleures relations possibles avec la Syrie ».
L'ancien Premier ministre Omar Karamé a pour sa part évoqué le « retour » de Walid Joumblatt et estimé que son positionnement « au sein du camp national est un regain de force pour le courant national et panarabe au Liban ». « Nous espérons que cela fera boule de neige », a-t-il ajouté.
De l'autre côté de l'échiquier, le député Ammar Houry (Courant du futur) a estimé que Walid Joumblatt « est sorti du 14 Mars », mais qu'il n'a « pas abandonné les principes généraux du 14 Mars. De plus, a-t-il ajouté, « c'est le PSP qui est sorti du 14 Mars et non l'ensemble du Rassemblement démocratique ».
Rappelant que M. Joumblatt avait réaffirmé à plusieurs reprises la constance de son alliance avec Saad Hariri, le député de Beyrouth a encore jugé que la tentative de M. Joumblatt d'aller vers le centrisme « est destinée à adoucir le climat politique dans le pays et à mettre fin à la division verticale et aux déchirures sectaires ».
Au lendemain de l'annonce par le Hezbollah que le chef du PSP, Walid Joumblatt, a procédé à une « révision claire et audacieuse » de ses positions et qu'en conséquence, la route de Damas lui sera ouverte, la classe politique se perdait en conjectures hier pour savoir où se situe exactement à l'heure actuelle M. Joumblatt sur l'échiquier politique.La teneur du communiqué publié lundi par le Hezbollah a été confirmée hier, subrepticement mais clairement, par le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, en dépit des reproches formulés dimanche par le journal syrien al-Watan à l'adresse de M. Joumblatt.Prié lors d'une conférence de presse à Damas de commenter...
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