Rappelons qu'en janvier dernier, la banque a ramené ses recommandations sur les eurobonds libanais de « market weight » ou « pondération du marché » à « under weight ». En parallèle, elle avait aussi réduit la pondération du Liban de 5,5 % à 2,1 %, dans le cadre d'un remaniement de son portefeuille modèle visant à refléter ses projections pour l'évolution du marché de la dette externe des pays émergents en 2010. La pondération attribuée au Liban était de 5,9 % en juillet dernier, 7,4 % en avril et 6,9 % en janvier 2009, selon les chiffres cités par le Lebanon This Week, bulletin économique hebdomadaire de la Byblos Bank.
En se voyant attribuer une recommandation de « sous pondéré », le Liban s'est retrouvé dans la même catégorie que le Brésil, la Colombie, le Pérou, les Philippines et l'Afrique du Sud. Sa recommandation est également similaire à celle attribuée par Merrill Lynch à l'ensemble de la région « Europe, Moyen-Orient et Afrique » (EMOA).
Le Liban a en outre représenté 6,9 % des allocations de la région EMOA, contre 7,5 % en janvier et 25 % en mars 2009. Il a également pesé à hauteur de 12 % dans les allocations des pays de la même catégorie, contre 10,5 % en janvier.
De plus, tout comme en janvier dernier, le pays est arrivé au 14e rang en termes d'allocations.
Le rendement
En parallèle, selon le critère du rendement de la dette externe, le Liban a été classé 8e parmi 20 pays de la région EMOA et 17e parmi les 40 pays émergents inclus dans l'indice « Sovereign Plus Debt » de la banque américaine.
En effet, selon Merrill Lynch, le rendement des eurobonds du Liban s'est établi à 2,75 %, bien au-dessus de la moyenne de 1,88 % enregistrée pour l'ensemble de la région EMOA. Ce résultat est également supérieur au rendement de 1,93 % enregistré par les pays de la même catégorie, ce qui reflète une rémunération quelque peu élevée des eurobonds du Liban. De plus, les eurobonds du Liban sont arrivés troisièmes en termes de rendement parmi 8 pays du Moyen-Orient et d'Afrique. Elles ont ainsi devancé les titres irakiens (2,69 %), tunisiens (1,67 %), marocains (1,31 %), sud-africains (0,87 %), égyptiens (-0,04 %), arrivant toutefois derrière les émissions ghanéennes (3,28 %) et gabonaises (3,32 %).

