La Suisse sur le banc des accusés à l'ONU
La Suisse va être mise au banc des accusés devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour son interdiction des minarets, selon un projet de résolution auquel l'AFP a eu accès hier. Le projet de texte, actuellement mis en consultation par des États musulmans et africains, prévoit de « condamner fermement l'interdiction de la construction de minarets », considérée comme une « manifestation d'islamophobie qui contrevient clairement aux obligations internationales en matière de droits de l'homme en ce qui concerne la liberté de religion ».
Suède
La presse publie de nouveau des caricatures controversées représentant Mahomet
La presse suédoise a de nouveau publié hier une caricature du dessinateur suédois Lars Vilks représentant le prophète Mahomet avec un corps de chien, dessin qui était à l'origine du complot d'assassinat visant son auteur déjoué la veille en Irlande. « Lars Vilks n'est pas seul dans ce conflit. Une menace contre lui est, finalement, une menace contre tous les Suédois », écrit le grand quotidien suédois Dagens Nyheter dans son édito. « Une société ouverte doit montrer qu'elle ne se soumet pas à la menace, qu'elle est prête à se battre pour la liberté d'expression », écrit dans un long édito le tabloïd Expressen qui a également publié la caricature.
Pédophilie
L'Église catholique néerlandaise reçoit 350 « plaintes » pour abus sexuels commis par le clergé
Trois cent cinquante « plaintes » de personnes affirmant avoir subi des abus sexuels commis par des membres du clergé dans les années 50, 60 et 70 aux Pays-Bas, ont été recueillies depuis début mars, a-t-on appris hier auprès de l'Église catholique néerlandaise. La conférence épiscopale néerlandaise et la conférence des instituts religieux néerlandais, qui rassemble 190 institutions religieuses aux Pays-Bas, avaient annoncé mardi l'ouverture prochaine d'une enquête « indépendante » sur des abus sexuels présumés commis par le clergé.
Chine
Le dalaï-lama a « peu d'espoir » de parvenir à un compromis avec Pékin
Le dalaï-lama a reconnu hier qu'il y avait « peu d'espoir » d'un compromis sur le dossier tibétain avec le gouvernement chinois actuel, qui accuse le dignitaire religieux de
« séparatisme ». « J'ai eu beau exprimer clairement les aspirations des Tibétains... Nous n'avons obtenu aucun résultat concret », a déclaré le dalaï-lama qui s'exprimait à l'occasion du 51e anniversaire du soulèvement manqué contre Pékin de 1959. Il a également affirmé qu'au Tibet, sous étroite administration chinoise, les moines et les nonnes vivaient dans des conditions « quasi carcérales » dans le cadre d'une politique visant à « annihiler le bouddhisme ».

