Les grandes puissances ne parviendront pas à un consensus pour imposer de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran, a estimé hier le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, cité par l'agence officielle IRNA. « Il est naturel que le principe de sanctions contre le programme nucléaire iranien pacifique ne puisse pas se matérialiser, dans la mesure où, procédant de motivations politiques, il ne serait fondé sur aucune base logique ou légale », a déclaré M. Mehmanparast. Les Occidentaux, qui ont obtenu un feu vert conditionnel de Moscou pour l'adoption de nouvelles sanctions par le conseil de sécurité de l'ONU, se heurtent en revanche toujours au refus de Pékin, qui estime que toutes les options diplomatiques n'ont pas encore été épuisées pour convaincre Téhéran d'accepter un accord avec les grandes puissances.
L'Iran annonce la production d'un nouveau missile antinavires
L'Iran a lancé hier la production d'un nouveau missile antinavires à courte portée, baptisé Nasr-1, capable de « détruire des cibles de 3 000 tonnes », a indiqué le ministre de la Défense iranien Ahmad Vahidi. Nasr-1 (Victoire) est « un missile qui peut être tiré depuis la côte ou depuis des navires, et il sera adapté par la suite pour pouvoir être utilisé depuis des hélicoptères et des sous-marins », a précisé M. Vahidi cité par le site Internet de la télévision d'État. M. Vahidi a fait cette annonce en inaugurant la ligne de production de ce missile à Téhéran, selon la même source. M. Vahidi avait inauguré début février, à l'occasion du 31e anniversaire de la révolution, les sites de productions d'un missile sol-air antihélicoptères baptisé Qaem et d'un missile antichar à « double tête » baptisé Toufan.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef