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Moyen Orient et Monde - Violences

Des centaines de villageois chrétiens massacrés au Nigeria

En janvier dernier, des affrontements entre chrétiens et musulmans ont fait plus de 400 morts à Jos et dans les villages environnants. Photo AFP

Plus d'une centaine de villageois chrétiens, peut-être beaucoup plus, ont été massacrés hier matin au sud de la ville de Jos, pour un mobile encore non précisé, ont annoncé les autorités de l'État central du Plateau. Le président intérimaire Goodluck Jonathan a placé les forces de sécurité en état d'alerte dans l'État du Plateau et dans les États voisins afin de prévenir une extension du conflit, ont annoncé hier soir ses services.
Le village de Dogo Nahawa a été attaqué par des paysans musulmans de l'ethnie Fulani qui ont tiré en l'air pour faire sortir les villageois et les massacrer à coups de machette, ont raconté des survivants. Un correspondant de Reuters qui s'est rendu à Dogo Nahawa dans la journée a recensé une centaine de corps entassés en plein air. À Jos, le directeur d'un hôpital a présenté aux journalistes 18 autres corps ramenés du village. Des responsables locaux ont précisé que d'autres cadavres avaient été acheminés vers un second hôpital de la capitale de l'État du Plateau. Le porte-parole du gouverneur Jonah Jang, Gregory Yenlong, a évoqué un bilan de plus d'un demi-millier de morts, mais cela n'a pas été confirmé d'autres sources. Yenlong a ajoute que l'État pourrait envisager d'étendre le couvre-feu nocturne en vigueur depuis les affrontements intercommunautaires qui avaient fait plus de 400 morts en janvier à Jos, ville située à la charnière entre le Nord, à majorité musulmane, et le Sud, à prédominance chrétienne.
Ces violences, qui s'ajoutent à une longue liste d'affrontements déclenchés en 2000 par les efforts d'États du Nord pour imposer la charia, tombent mal pour le président intérimaire Goodluck Jonathan. À un an de l'élection présidentielle, celui-ci s'efforce en effet d'asseoir son autorité sur un pays traditionnellement instable, alors que le président en titre, Umaru Yar'Adua, est rentré d'Arabie saoudite après trois mois de soins, mais qu'il ne semble toujours pas en mesure de reprendre les commandes.
Plus d'une centaine de villageois chrétiens, peut-être beaucoup plus, ont été massacrés hier matin au sud de la ville de Jos, pour un mobile encore non précisé, ont annoncé les autorités de l'État central du Plateau. Le président intérimaire Goodluck Jonathan a placé les forces de sécurité en état d'alerte dans l'État du Plateau et dans les États voisins afin de prévenir une extension du conflit, ont annoncé hier soir ses services.Le village de Dogo Nahawa a été attaqué par des paysans musulmans de l'ethnie Fulani qui ont tiré en l'air pour faire sortir les villageois et les massacrer à coups de machette, ont raconté des survivants. Un correspondant de Reuters...
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