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Sport - Football

La France face à ses manques

À l'image de Thierry Henry, la France n'a récolté que moqueries et sifflets presque permanents lors de sa défaite 2-0 contre l'Espagne quand elle espérait semer l'espoir à trois mois de la Coupe du monde.
De retour devant le public français après sa main contre l'Irlande en novembre, le capitaine des Bleus a paru concentrer toute la rancœur des supporters face à la démonstration des champions d'Europe mercredi soir au Stade de France.
« C'est comme d'habitude, ce n'est pas la première fois que je me retrouve dans une situation comme ça au Stade de France », a réagi Henry.
« Je comprends les gens qui avaient à cœur de nous voir bien jouer contre l'Espagne. Quand tu ne joues pas bien, il faut s'attendre à être sifflé. Je ne sais pas s'ils étaient justifiés mais il faut faire avec, a-t-il ajouté, après avoir applaudi le public qui le conspuait lors de son remplacement en deuxième mi-temps. J'avais un manque de rythme total. Un match sur un mois et demi, quand tu cours après la balle, ça a été vraiment dur. »
Pour la première fois, Raymond Domenech, le seul à rivaliser avec Henry mercredi soir en impopularité, a qualifié de « problème » la situation de son capitaine, remplaçant à Barcelone, même s'il ne la juge pas encore inquiétante.
Ce qui inquiète d'ores et déjà les Bleus en revanche, c'est l'écart manifeste qui les sépare de l'un des favoris du prochain Mondial en Afrique du Sud.
« Oui, je suis inquiet parce qu'on a perdu 2-0 chez nous et par rapport à tout ce qui s'est passé avant, mais je suis persuadé qu'en Coupe du monde, on va réussir à faire quelque chose », a dit Jérémy Toulalan.
« Il fallait faire avec les armes du moment et être mieux défensivement. On a beaucoup de travail, mais on ne jouera pas l'Espagne à chaque fois », a ajouté le milieu de terrain.
Raymond Domenech a lui aussi relativisé l'importance de ce revers au regard de la valeur de l'adversaire, quitte à diffuser un sentiment de résignation.
« Il y a la relation à faire entre une opposition qui était très forte et, encore une fois, le match qui bascule sur des erreurs », a dit le sélectionneur.
« Nous, on est tranquilles car si on rencontre l'Espagne (à la Coupe du monde), c'est en finale », a-t-il plaisanté.
Henry, lui, n'était pas d'humeur à rire. « Ils nous ont donné une leçon de football », a jugé le capitaine français.
« On a joué contre un candidat à la victoire (à la Coupe du monde) et, aux yeux de pas mal de personnes, nous ne sommes pas candidats à la victoire et ça s'est vu ce soir », a-t-il ajouté.
L'Espagne n'avait plus gagné en France depuis un succès 3-1 en 1968, en pleine éclipse du football français sur la scène internationale.« On ne peut que progresser », a remarqué Domenech.
À l'image de Thierry Henry, la France n'a récolté que moqueries et sifflets presque permanents lors de sa défaite 2-0 contre l'Espagne quand elle espérait semer l'espoir à trois mois de la Coupe du monde.De retour devant le public français après sa main contre l'Irlande en novembre, le capitaine des Bleus a paru concentrer toute la rancœur des supporters face à la démonstration des champions d'Europe mercredi soir au Stade de France.« C'est comme d'habitude, ce n'est pas la première fois que je me retrouve dans une situation comme ça au Stade de France », a réagi Henry.« Je comprends les gens qui avaient à cœur de nous voir bien jouer contre l'Espagne. Quand tu ne joues pas bien, il faut...
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