« Dans le cadre du processus judiciaire, le bureau d'exécution rend effectifs, en les concrétisant, les jugements, les décisions d'arbitrage et tout genre de documents officiels. Ainsi, un procès est considéré gagné doublement, une fois devant les tribunaux compétents et la seconde fois devant le bureau d'exécution. » C'est ce qu'a indiqué le directeur général du ministère de la Justice, Omar Natour, qui a assisté à l'inauguration en même temps que l'ambassadrice des États-Unis, Michelle Sison, la représentante de l'USAid, Denise Herbol, et plusieurs hauts magistrats de l'État libanais.
Expliquant l'aboutissement du projet, M. Natour a déclaré que « le tribunal exemplaire du bureau d'exécution est le fruit d'une collaboration étroite entre l'USAid, le Centre national américain pour les Affaires des tribunaux et le ministère de la Justice ».
Prenant la parole, Mme Sison a assuré que l'une des règles d'or d'un régime démocratique réussi est de « soutenir fortement les principes du règne de la loi ainsi que le système judiciaire en place ».
« Le peuple libanais mérite un système judiciaire efficace et compétent, capable de traiter les dossiers en temps voulu », a ajouté la diplomate, précisant que « le bureau d'exécution de Beyrouth, qui vient d'être rénové, s'imposera effectivement comme tribunal modèle au sein du système juridique libanais dans son ensemble ».
À son tour, M. Najjar a indiqué que l'importance de cet événement réside dans sa symbolique, « du fait que nous nous trouvons actuellement en plein chantier de réformes aux objectifs multiples, notamment la modernisation du secteur judiciaire en vue de lui restituer son panache et son prestige ».

