Domenech devrait opter pour une charnière centrale Ciani-Escudé en défense tandis que Ribéry devrait occuper le poste de milieu droit, selon l’entraînement d’hier à Clairefontaine. Olivier Laban-Mattei/ AFP
« Le groupe de joueurs qui ira en Afrique du Sud ressemblera beaucoup à ce groupe, mais il y a des joueurs, comme Cazorla (Villarreal) ou Palop (FC Séville), qui ont aussi des chances d'y aller », déclarait vendredi Del Bosque après avoir dévoilé sa liste pour le match amical de mercredi contre les Bleus au Stade de France.
Cazorla, longtemps blessé et en difficulté avec son club, distancé en Liga, pourrait éventuellement doubler Navas sur le fil avec une fin de saison tonitruante. Quant à Palop, troisième gardien à l'Euro 2008, son âge (36 ans) ne joue pas vraiment en sa faveur face à Diego Lopez, l'actuel n° 3 (28 ans).
Del Bosque peut donc commencer à travailler avec ce qui sera sûrement son groupe mondialiste, si les blessures ne viennent pas le perturber.
Son homologue sur le banc de l'équipe de France, Raymond Domenech, ne peut pas en dire autant alors qu'il doit composer avec de nombreuses absences (Abidal, Gallas, Benzema et Gignac, entre autres), un retour après une longue absence (Ribéry) et un cas préoccupant (Henry, devenu remplaçant au Barça).
Répétitions
Cette stabilité est un avantage indéniable pour la « Seleccion », 1re au classement FIFA, car d'ici au Mondial en Afrique du Sud (11 juin-11 juillet), les répétitions ne seront pas nombreuses.
Trois matches amicaux après la France sont au programme : au Liechtenstein le 29 mai, face à la Corée du Sud le 3 juin en Autriche, et contre la Pologne le 8 juin à domicile.
Puis ce sera le début des choses sérieuses face aux trois adversaires du groupe H au Mondial : la Suisse, le Honduras et le Chili.
L'équipe de France aura face à elle ce soir une « Roja » expérimentée, avec sa colonne vertébrale Casillas-Puyol-Xavi-Villa, mais aussi gorgée de jeunes talents aux dents longues : Piqué n'a que 23 ans, Busquets et Mata 21, Silva et Navas 24.
Les Espagnols, qui n'ont plus joué ensemble depuis un match amical à Vienne en novembre, restent depuis leur défaite en juin face aux États-Unis à la Coupe des confédérations (2-0) sur une nouvelle série de huit victoires consécutives, avec 28 buts marqués et 9 encaissés.
L'Espagne avait déjà impressionné lors des matches de qualification avec un 10 sur 10 et 28 buts marqués contre 5 encaissés.
L'équipe de France, qualifiée in extremis après un barrage sulfureux contre l'Irlande, aurait volontiers signé pour un tel bilan.


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