La BCP a en effet noté que tandis que d'autres pays de la région, comme les Émirats arabes unis, le Qatar et le Bahreïn, affichaient l'ambition de s'imposer comme centre financier régional, le Liban était le seul pays à détenir à la fois la quantité suffisante de main-d'œuvre, le savoir-faire économique et les traditions bancaires nécessaires afin de remplir cette fonction. Le rapport a ajouté que, bien que le Liban ne possède pas de ressources en hydrocarbures, contrairement aux autres pays du Moyen-Orient, sa population était néanmoins l'une des plus qualifiées de la région académiquement. De plus, toujours selon la BCP, Les Libanais composeraient également l'une des populations les plus dynamiques professionnellement, permettant au pays de se développer en centre d'activité de l'enrepreneuriat.
Le rapport, repris par le Lebanon Weekly Monitor, bulletin économique hebdomadaire de Bank Audi, a rappelé que le pays, de petite superficie et d'une population légèrement inférieure à 4 millions d'habitants, bénéficiait en contrepartie d'une diaspora d'environ 15 millions d'expatriés, qui constitue un véritable vivier de ressources et de talents à l'étranger. La BCP a également remarqué que les racines de la communauté des expatriés étaient profondes, au regard des transferts d'émigrés et des investissements effectués. La banque a d'ailleurs cité en exemple le fait qu'en 2009, le Liban ait reçu plus de 7 milliards de dollars en transferts d'émigrés. Entre-temps, l'investissement direct étranger au Liban avait atteint 4,32 milliards de dollars. En conséquent, les réserves internationales ont grossi à 39 milliards de dollars, dont 10 milliards en or.
En parallèle, le rapport a signalé que les dépôts bancaires au Liban totalisaient plus de 100 milliards de dollars et continuaient d'augmenter. Selon la BCP, les banques libanaises, bien gérées et bien supervisées, ont énormément bénéficié des déboires financiers de Dubaï. Environ 1,5 milliard de dollars, principalement en provenance de la zone du Golfe, rentreraient ainsi chaque mois à Beyrouth. Ces rentrées massives d'argent ont donc généré une forte demande envers les bons du Trésor, engendrant, toujours selon le rapport, une baisse des taux d'intérêt.
Enfin, l'étude de la BCP a comparé le secteur immobilier libanais à celui des autres pays du Moyen-Orient, notant que les prix à Dubaï étaient en chute libre tandis que l'immobilier au Liban était en pleine explosion. Le rapport a finalement rappelé que le Liban n'avait pas été affecté par la récession mondiale et que le taux de croissance de son produit intérieur brut (PIB) était stable à 7 % annuellement en 2009, avec un pronostic similaire pour 2010, sans oublier le secteur touristique, source majeure de croissance.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine