Une attaque préventive d'Israël contre des installations nucléaires en Iran constituerait une "catastrophe pour la région", a déclaré le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans une interview au quotidien El Pais de lundi.
"Il faut solutionner le conflit par les voies diplomatiques", a réaffirmé M. Erdogan, qui devait s'entretenir lundi à Madrid avec le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.
La Turquie plaide pour un règlement du dossier nucléaire iranien par le dialogue, estimant que des sanctions économiques ou une action militaire auraient des conséquences lourdes pour toute la région.
"Il ne faut pas se lever de la table de négociation, la diplomatie jusqu'au bout", a plaidé M. Erdogan, soulignant, en réponse à une question d'El Pais, qu'une attaque israélienne aurait "des conséquences imprévisibles (..) que je ne veux même pas imaginer".
Le Premier ministre turc a d'autre part indiqué qu'il n'y avait aucun contact entre lui-même et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, alors que les relations entre les deux pays se sont nettement dégradés après l'offensive israélienne à Gaza début 2009.
M. Erdogan a par ailleurs critiqué les obstacles posés par Paris et Berlin à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, alors qu'il y a déjà "cinq millions de citoyens turcs en Europe".
"Nous ne perdons pas espoir" d'entrer dans l'UE, a-t-il dit, mais "ce que la France et l'Allemagne font avec nous n'est pas correct" car ces pays veulent "changer les règles du jeu" et imposer à la Turquie des conditions allant au delà des "normes européennes".
Les négociations d'adhésion de la Turquie ont débuté en 2005, mais Paris et Berlin se montrent réticents à l'entrée dans l'UE de ce pays musulman de 71 millions d'habitants.
"Il faut solutionner le conflit par les voies diplomatiques", a réaffirmé M. Erdogan, qui devait s'entretenir lundi à Madrid avec le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.
La Turquie plaide pour un règlement du dossier nucléaire iranien par le dialogue, estimant que des sanctions économiques ou une action militaire auraient des conséquences lourdes pour toute la région.
"Il ne faut pas se lever de la table de négociation, la diplomatie jusqu'au bout", a plaidé M....


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