Un steward grec de la compagnie aérienne iranienne Kish Air a été licencié puis expulsé hier matin après une dispute avec des passagers sur l'emploi du terme de « golfe Arabique » à la place de « golfe Persique », a rapporté l'agence de presse Fars. Selon Fars, des passagers iraniens de ce vol ont protesté lorsque le terme de « golfe Arabique » s'est affiché à la place de « golfe Persique » sur les cartes de vol diffusées par les écrans de télévision intérieurs de l'avion. Le steward grec a alors réagi en menaçant de faire arrêter les passagers qui protestaient. À la suite de cette « dispute », le steward a été « convoqué par la police de l'immigration de Kish et son permis de résidence a été annulé », a précisé M. Rezaïan.
À la suite de cet incident, le ministre des Transports Hamid Behbahani a déclaré que « les vols des compagnies étrangères en provenance des pays arabes seront interdits s'ils utilisent le terme erroné de golfe Arabique », a rapporté pour sa part l'agence de presse Mehr.
Pour Rafsandjani, le rapport de l'AIEA manque d'objectivité
L'ex-président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani s'en est pris à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dénonçant son nouveau rapport sur l'Iran comme partial. « Il est clairement évident qu'une partie de ce rapport répond à des recommandations et à l'influence d'éléments étrangers », a dit M. Rafsandjani, qui dirige toujours deux des plus importantes instances de la République islamique. Cité par l'agence officielle IRNA, M. Rafsandjani réagissait à un rapport confidentiel de l'AIEA qui se dit inquiète des informations sur les activités nucléaires de l'Iran, selon lesquelles Téhéran pourrait être en train de fabriquer l'arme atomique. Selon M. Rafsandjani, critiqué ces derniers mois par les ultraconservateurs pour son soutien à l'opposition, le rapport de l'AIEA fait partie de « la guerre psychologique des États-Unis et d'autres » contre l'Iran.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a lui aussi critiqué samedi le rapport de l'AIEA. Dénonçant le rapport comme étant une tentative occidentale d'exercer des pressions politiques sur l'Iran, M. Mehmanparast a également questionné la position de l'AIEA à l'égard de pays non membres mais détenteurs d'un arsenal nucléaire. « Si cela devient la logique en vigueur, ça signifie qu'il est mieux et avantageux de ne pas être membre de l'AIEA », a-t-il souligné.
Il est temps de faire pression sur l'Iran, avertit Petraeus
Il est désormais temps de faire pression sur l'Iran pour forcer ce pays à respecter les injonctions de la communauté internationale qui craint que Téhéran ne cherche à se doter de l'arme atomique, a déclaré hier le général américain responsable dans la région. « Il est temps d'emprunter la voie des pressions », même si l'Iran n'est « pas prêt » d'avoir l'arme nucléaire, a déclaré sur la chaîne NBC le général David Petraeus, le commandant des forces américaines en Irak, en Afghanistan et dans le Golfe. Le général a jugé que les États-Unis avaient fait tout ce qui était en leur pouvoir pour trouver une solution amiable à la crise mais que l'attitude de Téhéran les forçait désormais à agir de façon plus stricte, à travers des sanctions, avec les autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU. « Cela nous donne une solide fondation pour emprunter désormais la voie de la pression, et c'est ce que nous sommes en train de faire », a jugé le général.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef