Selon ArabAd, l'année 2009 a en tout cas été l'une des meilleures années pour le Liban sur le plan économique, ce qui justifie en grande partie la bonne santé du secteur publicitaire.
La télévision, premier support
En termes de répartition des dépenses par support publicitaire, la télévision s'est taillé la part du lion, accaparant à elle seule 34,6 % du total des dépenses, soit 54 millions de dollars. Elle a été suivie par les panneaux d'affichage (26,3 % ou 41 millions de dollars), les quotidiens (21,5 % ou 33,5 millions de dollars), les magazines (8 % ou 12,5 millions de dollars), la radio (7 % ou 11 millions de dollars), le Net (1,9 % ou 3 millions de dollars) et le cinéma (0,6 % ou un million de dollars).
En termes de croissance, l'affichage est toutefois arrivé en tête de liste, les dépenses qui lui sont propres ayant augmenté de 49 %, dopées par les dépenses liées aux campagnes politiques durant la période électorale. La radio est arrivée au second rang (+ 28 %), suivie des magazines (+12,6 %), de la télévision (+8 %) et des quotidiens (+1,5 %). En revanche, le cinéma est le seul support à avoir accusé une baisse des dépenses sur un an, celles-ci ayant chuté de 33 % en 2009 par rapport à 2008.
Par ailleurs, la chaîne de télévision locale LBCI s'est hissée au premier rang, en termes de revenus publicitaires, tandis que le quotidien al-Balad, l'hebdomadaire Achabaka, et le mensuel Mondanité sont arrivés au premier rang à ce niveau dans leurs catégories respectives.
Quant aux plus grands dépensiers, la société Transmed est arrivée en tête de liste, suivie de L'Oréal-Liban, Khalil Fattal & fils, BUMC, Solvid, Zinatat, BankMed, SMLC, Obegi Consumer Products, et Amana Care.
Dépenses réelles vs dépenses officielles
Comme chaque année, la disparité entre les espaces publicitaires réservés (ou dépenses officielles) et le montant réel déboursé par les annonceurs s'est creusée, confirmant la tendance à de plus grandes remises au sein de l'industrie, souligne Stat-Ipsos. Selon la société, les dépenses officielles se sont en effet élevées à un milliard de dollars l'an dernier, soit 6,5 fois le montant réel dépensé. Les taux d'escomptes et le nombre de trocs semblent avoir été plus importants en 2009, ce qui explique en partie cette grande différence, souligne Stat-Ipsos, qui déplore, en parallèle, le manque de transparence qui plane sur la valeur des contrats.
Selon les estimations de Stat-Ipsos, la télévision s'est caractérisée par la plus grande disparité parmi les autres supports publicitaires, les dépenses officielles ayant été 13,8 fois supérieures aux dépenses réelles. Elle a été suivie par la radio (ratio : 4,5), les magazines (ratio : 3,7), l'affichage (ratio : 2,5 fois), les quotidiens (ratio : 1,9), et le cinéma (ratio : 1,2).
Par ailleurs, le rapport indique que le Liban a accaparé 8,6 % du total des dépenses publicitaires officielles dans le monde arabe, arrivant au 5e rang, après les chaînes satellites panarabes (41,2 %), les Émirats arabes unis (15,8 %), l'Égypte (9,8 %), et l'Arabie saoudite (9 %).


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine