Le chef du nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi, a affirmé lundi que la Russie, la France et les Etats-Unis avaient fait une nouvelle proposition pour un échange d'uranium, qui est examinée par l'Iran.
"Après la décision de l'Iran de produire localement de l'uranium enrichi à 20%, une nouvelle proposition a été présentée par la Russie, la France et les Etats-Unis et nous sommes en train de l'examiner", a déclaré M. Salehi à l'agence iranienne Ilna.
L'Iran a commencé le 9 février à enrichir de l'uranium à 20% dans son site de Natanz (centre) malgré les protestations des puissances occidentales qui soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ce que Téhéran nie.
M. Salehi a ajouté que l'Iran cesserait de faire de l'"enrichissement (à 20%) si toutes les conditions exigées par Téhéran pour l'échange de l'uranium sont respectées" dans la nouvelle proposition russo-franco-américaine.
Il n'a donné aucun détail sur cette proposition.
M. Salehi, qui dirige l'Organisation de l'énergie atomique iranienne, a ajouté que par ailleurs "différents pays avaient contacté l'Iran pour faire des propositions sur l'échange de l'uranium contre du combustible et qui sont actuellement examinées" par Téhéran.
La Turquie, qui s'est proposée pour jouer un rôle de médiateur entre Téhéran et les grandes puissances et plaide pour un règlement de la crise nucléaire par le dialogue, a dit être disposé à servir de centre pour l'échange de l'uranium iranien.
Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu est attendu lundi soir à Téhéran où il doit avoir mardi des entretiens avec les responsables iraniens.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, en tournée dans le Golfe, a rencontré dimanche à Doha le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan qui a dit qu'il n'y avait pas du nouveau concernant la proposition turque.
Le même jour, Mme Clinton a affirmé que les Etats-Unis préparaient avec leurs alliés de nouvelles sanctions contre l'Iran pour forcer ce pays à revenir sur ses "décisions provocatrices" dans le domaine nucléaire.
La Russie a sensiblement durci le ton vis-à-vis de l'Iran, soutenant l'idée de nouvelles sanctions. Elle a condamné l'annonce iranienne du démarrage de son propre enrichissement d'uranium jusqu'à 20%, la jugeant de nature à semer le doute sur la "sincérité" de Téhéran dans le dossier nucléaire.
Cependant la Chine s'oppose pour le moment aux sanctions en optant pour une solution diplomatique.
Le conseiller à la sécurité nationale du président Barack Obama, le général James Jones, a affirmé dimanche que son pays travaillait à présenter des sanctions contre l'Iran "ce mois-ci" à l'ONU, qui pourraient favoriser un changement du pouvoir à Téhéran.
Mais selon un collaborateur de Mme Clinton qui a requis l'anonymat, l'administration de Barack Obama est ouverte à une proposition du Qatar sur des négociations directes américano-iraniennes pour sortir de l'impasse actuelle.
"Après la décision de l'Iran de produire localement de l'uranium enrichi à 20%, une nouvelle proposition a été présentée par la Russie, la France et les Etats-Unis et nous sommes en train de l'examiner", a déclaré M. Salehi à l'agence iranienne Ilna.
L'Iran a commencé le 9 février à enrichir de l'uranium à 20% dans son site de Natanz (centre) malgré les protestations des puissances occidentales qui soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de...


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