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Moyen Orient et Monde - Yémen

Sanaa et les rebelles chiites s’emploient à consolider le cessez-le-feu

La question de l'échange des prisonniers pose toujours problème.

Alors que le cessez-le-feu semble tenir avec les rebelles chiites, le sud du Yémen est toujours en proie aux manifestations et revendications séparatistes. Photo AFP

Les autorités yéménites et les rebelles chiites s'employaient hier à consolider le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi dans le nord du pays, mais la question de l'échange des prisonniers n'a pas été réglée, ont indiqué les insurgés.
Le calme régnait hier matin dans cette partie du Yémen proche de l'Arabie saoudite tandis que les quatre commissions chargées de la mise en œuvre de la trêve ont rencontré des représentants des rebelles. Selon les insurgés, plusieurs routes autour de la ville de Saada, leur fief, à 240 km au nord de Sanaa, ont été rouvertes, notamment celle menant au Jebel Somaa, un massif montagneux à 4 km au sud de la cité. Ils ont ajouté avoir levé le siège du Régiment 103 de l'armée yéménite, qui était encerclé depuis deux semaines dans le Jebel Somaa. Le chef de la commission du cessez-le-feu à Saada, le député Ali Abou Haliga, du parti présidentiel du Congrès populaire général (CPG), a indiqué à la presse que son organisme travaillait avec les rebelles et les autorités locales pour hâter l'ouverture d'autres routes, notamment celle reliant Saada à Baqem, près de la frontière avec l'Arabie saoudite. Samedi, le porte-parole de la rébellion, Mohammad Abdel Salam, avait confirmé le respect du cessez-le-feu, et un responsable militaire saoudien à Riyad avait parlé d'une « situation très calme » à la frontière saoudo-yéménite. « Nous avons procédé à notre retrait du périmètre de l'aéroport de Saada où un avion doit atterrir pour la première fois » depuis août, avait ajouté le porte-parole des rebelles zaïdites.
Concernant l'échange de prisonniers, des sources rebelles ont indiqué à l'AFP qu'il y avait eu des complications de dernière minute. « Les autorités exigent qu'on libère tous les prisonniers yéménites et saoudiens, ce qui n'était pas convenu au départ », a précisé l'une de ces sources. Cette source a indiqué que les rebelles voulaient échanger les prisonniers de l'armée yéménite contre les insurgés détenus par les autorités. Une autre source proche des rebelles a fait état des mêmes difficultés avec la partie saoudienne, en déplorant que cette dernière « refuse de libérer les nôtres contre la libération des cinq soldats saoudiens ». Samedi, le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Sultan, a dit que le royaume avait donné aux rebelles un délai de « 48 heures », expirant hier, pour une remise des soldats.

Dix soldats tués dans le crash de leur hélicoptère
L'Arabie saoudite est intervenue dans le conflit après la mort en novembre d'un de ses gardes-frontières lors d'une incursion rebelle. Conformément aux termes de la trêve, les rebelles doivent satisfaire à six demandes des autorités qui ont mené contre eux une offensive pendant six mois. Les rebelles sont ainsi tenus « d'observer un cessez-le-feu, d'ouvrir les routes, de déminer et évacuer les hauteurs », « de se retirer des bâtiments publics », « de restituer les biens publics et les armes saisies », « de libérer les détenus civils et militaires, y compris les Saoudiens », « de respecter la loi et la Constitution » et « de ne plus agresser » l'Arabie saoudite. Sanaa accuse les rebelles d'être soutenus par « des parties » en Iran et de vouloir rétablir « l'imamat zaïdite », renversé en 1962 par un coup d'État militaire. La rébellion dément, se plaignant d'une marginalisation politique et sociale et reprochant au gouvernement de ne pas lui reconnaître son identité religieuse.
Par ailleurs, 10 militaires yéménites ont trouvé la mort hier dans la chute de leur hélicoptère dans une zone montagneuse à l'est de Saada, ont indiqué à l'AFP des témoins. Aucune indication n'a été obtenue dans l'immédiat sur la cause du crash. 
Les autorités yéménites et les rebelles chiites s'employaient hier à consolider le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi dans le nord du pays, mais la question de l'échange des prisonniers n'a pas été réglée, ont indiqué les insurgés.Le calme régnait hier matin dans cette partie du Yémen proche de l'Arabie saoudite tandis que les quatre commissions chargées de la mise en œuvre de la trêve ont rencontré des représentants des rebelles. Selon les insurgés, plusieurs routes autour de la ville de Saada, leur fief, à 240 km au nord de Sanaa, ont été rouvertes, notamment celle menant au Jebel Somaa, un massif montagneux à 4 km au sud de la cité. Ils ont ajouté avoir...
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