Les autorités yéménites, disant riposter aux "agressions répétées" des rebelles, ont lancé le 11 août 2009 une offensive contre les insurgés, la sixième du genre depuis 2004, dans un conflit qui a fait des milliers de morts et 250 000 déplacés. Plusieurs accords de trêve conclus dans le passé avaient été rapidement violés./
Au lendemain de la violation du cessez-le-feu entré en vigueur jeudi à 21h00 GMT, un calme précaire régnait sur tous les fronts dans la province de Saada, fief de la rébellion à 240 km au nord de Sanaa, selon des sources militaires.
Le porte-parole de la rébellion, Mohammad Abdel Salam, a confirmé le respect du cessez-le-feu, et un responsable militaire saoudien à Ryad a parlé d'une "situation très calme" à la frontière saoudo-yéménite.
L'Arabie saoudite est intervenue dans le conflit après la mort en novembre d'un des ses garde-frontières lors d'une incursion rebelle.
Après six mois de combats sanglants dans le nord, les rebelles ont accepté les six conditions posées par le gouvernement yéménite, ouvrant la voie à une trêve. L'application de ces conditions a été confiée à des commissions parlementaires qui se trouvent sur place à Saada. Les rebelles sont ainsi tenus d'"observer un cessez-le-feu, d'ouvrir les routes, de déminer et évacuer les hauteurs", "de se retirer des bâtiments publics", "de restituer les biens publics et les armes saisies", "de libérer les détenus civils et militaires, y compris les Saoudiens", "de respecter la loi et la Constitution" et "de ne plus agresser" l'Arabie saoudite.
La rébellion a affirmé que les insurgés avaient déjà commencé à "démanteler les barrages" sur les principaux axes routiers "en prévision de la réouverture des routes". "Nous avons procédé à notre retrait du périmètre de l'aéroport de Saada où un avion doit atterrir pour la première fois" depuis août, a ajouté le porte-parole des rebelles zaïdites, issus d'une branche du chiisme minoritaire dans l'ensemble du Yémen mais majoritaire dans le nord-ouest du pays. Il a ajouté que son groupe s'apprêtait à libérer cinq soldats saoudiens prisonniers. "Des mesures sont en cours pour préparer leur remise" à un dignitaire tribal.
À Ryad, le vice-ministre de la Défense, le prince Khaled ben Sultan, a dit que le royaume avait donné aux rebelles un délai de "48 heures" expirant dimanche pour une remise des soldats.
Les autorités yéménites, disant riposter aux "agressions répétées" des rebelles, ont lancé le 11 août 2009 une offensive contre les insurgés, la sixième du genre depuis 2004, dans un conflit qui a fait des milliers de morts et 250 000 déplacés. Plusieurs accords de trêve conclus dans le passé avaient été rapidement violés.
Vendredi, Sanaa avait accusé les rebelles d'avoir violé la trêve quelques heures après son entrée en vigueur, en lançant des attaques meurtrières contre l'armée et en tentant d'assassiner un officier supérieur yéménite. La rébellion a démenti, l'un de ses porte-parole attribuant ces attaques à des "seigneurs de guerre".
Samedi, un responsable a aussi accusé les rebelles d'avoir tiré des roquettes sur un convoi d'un préfet régional qui est sorti indemne. "Il est normal" qu'il y ait de pareils incidents "à la fin d'une guerre", a dit une source rebelle.
Sanaa accuse les rebelles d'être soutenus par "des parties" en Iran et de vouloir rétablir "l'imamat zaïdite", renversé en 1962 par un coup d'État militaire. La rébellion dément, se plaignant d'une marginalisation politique et sociale et reprochant au gouvernement de ne pas lui reconnaître son identité religieuse.
Au lendemain de la violation du cessez-le-feu entré en vigueur jeudi à 21h00 GMT, un calme précaire régnait sur tous les fronts dans la province de Saada, fief de la rébellion à 240 km au nord de Sanaa, selon des sources militaires.
Le porte-parole de la rébellion, Mohammad Abdel Salam, a confirmé le respect du cessez-le-feu, et un responsable militaire saoudien à Ryad a parlé d'une "situation très calme" à la frontière saoudo-yéménite.
L'Arabie saoudite est intervenue dans le conflit après la mort en novembre d'un des ses garde-frontières lors d'une incursion rebelle.
Après six mois de combats sanglants dans le nord, les rebelles ont accepté les six conditions posées par le gouvernement...


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