Malgré la grave blessure automnale de Jean-Baptiste Grange, le ski alpin offre toute la palette d'ambitions dans le clan français : d'un côté, les slalomeurs Sandrine Aubert (2 victoires) et Julien Lizeroux (4 podiums, 1 victoire) ont prouvé par leur constance en Coupe du monde qu'ils faisaient partie des favoris objectifs pour le titre. Mais les techniciens n'ont pas forcément une pression énorme à supporter, puisque six autres Français (Worley, Marchand-Arvier, Jacquemod, Barioz, Richard et Clarey) ont goûté aux podiums cet hiver. Ils pourraient perpétuer la tradition nationale qui est de bouleverser la hiérarchie mondiale en période olympique, comme pourraient le témoigner Jean-Luc Crétier (vainqueur de la descente en 1998) ou Joël Chenal (deuxième du géant en 2006).
Trois épreuves à suivre : géant femmes (24 février), slalom femmes (26 février), slalom hommes (27 février).
Combiné nordique : le nouveau filon
Deuxième gros pourvoyeur de médailles lors des dernières éditions, le biathlon français comptera cette fois-ci sur sa forme collective et les relais pour faire le plein de médailles à moins que les frères Fourcade imitent Vincent Defrasne ou Florence Baverel-Robert, outsiders en or à Turin. Les plus grandes joies du camp tricolore pourraient néanmoins venir du site des épreuves nordiques avec les fondeurs Vincent Vittoz et Jean-Marc Gaillard, et surtout Jason Lamy Chappuis. Le Jurassien sera l'homme à battre en combiné, après ses cinq victoires de l'hiver qui devraient lui offrir la Coupe du monde dans quelques semaines.
Quatre épreuves à suivre : combiné nordique individuel (14 février), ski de fond poursuite hommes (20 février), relais biathlon femmes (23 février) et hommes (26 février).
Freestyle : des nouveautés en or
Les épreuves freestyle qui avaient fait le bonheur de l'équipe de France à Salt City (quatre médailles) devraient à nouveau offrir de belles émotions : Pierre Vaultier, en snowboardcross, et Ophélie David, dans l'inédit skicross, ont atterri au Canada avec le statut de numéro un mondial de leur discipline alors que Guilbaut Colas (ski de bosses) s'est montré irrésistible ces dernières semaines et Mathieu Bozzetto (snowboard parallèle) compte sur son expérience pour exploiter son statut d'outsider.
Trois épreuves à suivre : ski de bosses hommes (14 février), snowboardcross hommes (15 février), skicross femmes (23 février).
Sports de glace : plus artistique que rapide
Absente du tournoi de hockey, l'équipe de France aura du mal à retourner la hiérarchie dans les sports de glace comme le bobsleigh, la luge et le skeleton. Le patinage de vitesse, voire le curling, pourrait néanmoins gagner en audience dans les médias français, si Thibaut Fauconnet (short-track) ou le transfuge du roller Alexis Contin (10 000 m) exploitent au mieux leurs capacités. En patinage artistique, les palmarès font de Brian Joubert et des danseurs Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder des champions olympiques en puissance même si leur préparation a été troublée, par une blessure pour le premier, par une grossesse pour les seconds. De l'art d'être prêts pour le jour J.
Trois épreuves à suivre : patinage artistique hommes (16 et 18 février), danse sur glace (19, 21 et 22 février), patinage de vitesse - 10 000 m (23 février).


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