Le ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, a ainsi jugé que cette participation est un message à trois dimensions, adressé notamment aux pôles régionaux et internationaux, « pour qu'ils comprennent que les constantes sur lesquelles le Liban et la révolution du Cèdre se sont construits sont définitives et intouchables, indépendantes de tout changement extérieur ». Et d'assurer que « ce qu'ils n'ont pas pu arracher le 7 mai par la terreur et le 7 juin dans les urnes ne doit pas leur être offert sur un plateau d'argent sous de fallacieux prétextes ».
Député de Beyrouth, Nabil de Freige a invité « l'ensemble des Libanais » à participer à la commémoration du 14 février, « en signe de fidélité aux martyrs et au concept du peuple unique. Cette année, cela revêt un sens particulier, surtout après que certaines voix se furent élevées pour évoquer un changement du système libanais. Le système de Taëf a prouvé qu'il est le meilleur, même s'il n'a pas été appliqué comme il se doit, notamment en ce qui concerne la parité », a-t-il estimé, appelant par ailleurs une nouvelle fois à la tenue des municipales à la date prévue, « même sur la base de l'ancienne loi ».
La députée de Zghorta, Sethrida Geagea, a insisté pour sa part sur le fait que la réponse à tous ceux qui ont parié sur l'effritement et la chute de l'Alliance du 14 Mars « doit être la plus large participation possible à l'échelle nationale » le 14 février. Son colistier au sein de la majorité, le député du Futur Ammar Houry a assuré quant à lui que la participation en 2010 « ne sera pas moins importante » que celle des autres années. Le 14 février est une étape censée nous rappeler à quel point nous sommes responsables de l'édification de l'État - une cause tout aussi importante que ce que nous avons déjà obtenu, notamment en ce qui concerne les relations avec la Syrie et le Tribunal spécial pour le Liban », a jugé le député de Beyrouth. Enfin, député haririen du Akkar, Khaled Zahramane, a assuré que les habitants de sa circonscription seront « les premiers » à investir, dimanche, la place des Martyrs.
Même son de cloche pour le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, qui a appelé les Libanais à « se retrouver le 14 février pour réaffirmer leur unité et leur fidélité à Rafic Hariri » - cheikh Kabbani qui, signalons-le, avait pris contact par téléphone avec le chef de l'État, Michel Sleiman, et le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, à l'occasion de la Saint-Maron.
Et parmi les autres exhortations à ne pas rater, cette occasion de crier de nouveau haut et fort toutes les valeurs de l'intifada du Cèdre, celles du Bloc de l'entente arménienne réunie au domicile du député Serge Torsarkissian ; du Hentchag ; de l'ancien député Talal Meraabi qui s'est entretenu hier avec l'ancien Premier ministre Fouad Siniora ; du coordinateur des Forces libanaises au Ftouh-Kesrouan ; du 14 Mars - section France ; de la Gauche démocratique ; du parti d'Élias Abou Rizk, et d'Élias Zoghbi.

