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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Survivre au blizzard washingtonien

Pas d'activité publique pour Obama alors que la côte est essuie sa seconde tempête de neige en moins d'une semaine.

Larges avenues désertes où s’engouffre le blizzard, commerces et administrations fermés, transports paralysés : la capitale des États-Unis disparaissait hier sous un épais rideau blanc et des monceaux de neige comme Washington n’en avait jamais vus. Yuri Gripas/AFP

De mémoire d'Américain, on n'avait jamais vécu une telle tempête de neige. Hier, la côte est des États-unis a subi sa seconde tempête de neige, baptisée « Snoverkill », en moins d'une semaine. À Washington, les chutes de neige ont atteint 1,38 mètre d'épaisseur. Le record de 1921, 1,07 m, est donc pulvérisé.
Certes, le spectacle qu'offre la capitale sous la neige est magnifique, mais Washington est complètement paralysée. La plupart des administrations sont restées fermées. Certaines le sont depuis vendredi dernier. Ces fermetures coûtent quelque 100 000 millions de dollars par jour au gouvernement. Les écoles, les banques, les centres commerciaux sont également restés fermés. Seuls quelques magasins, situés dans des endroits plus ou moins abrités du blizzard, ont pu ouvrir leurs portes. Mais on n'y trouve plus de lait ou de pain. Washington, la Virginie et le Maryland ont décrété l'état d'urgence.
Sortir de sa maison relève, dans ces conditions, de l'aventure. À Washington, les trottoirs ont disparu sous l'épais manteau de neige, et l'asphalte, quand il est accessible, est glissant. Les banlieues de la ville sont encore plus mal loties que la capitale et parfois totalement isolées. Certaines demeures luxueuses sont privées d'électricité et d'eau depuis plusieurs jours. Ces dernières heures, l'affaire s'est corsée en raison du vent qui souffle à 48 km/h. Un blizzard qui complique singulièrement la réparation des câbles électriques. Quelque 200 000 maisons des environs de Washington seraient dès lors plongées dans le noir.
Les habitants des maisons de plus petites dimensions vivent dans la hantise d'un autre scénario catastrophe : l'effondrement des toits et des balcons sous le poids de la neige accumulée. Le risque est si pressant que le Washington Post a publié, hier, un schéma des plus explicites à ce sujet. Si 61 cm s'accumulent sur un toit d'une surface de 92 m2, le poids que ce toit doit supporter est de 6 tonnes, l'équivalent d'un éléphant. Pour déblayer un tronçon de 18 m de long sur 1 m de large, couvert d'un tas de neige haut de 61 cm, il faut déployer le même effort que pour soulever une voiture d'une tonne. L'équivalent d'une Volkswagen.
Autre tuile potentielle en ces temps de blizzard : voir un arbre, déraciné par la force conjuguée de la neige et du vent, tomber dans son jardin. S'il existe bien des services spécialisés pour venir les enlever de là, ce service coûtera au propriétaire des lieux environ 3 000 dollars par arbre, car il est responsable de tout ce qui se trouve dans son périmètre. De même, attention que quelqu'un ne glisse sur votre trottoir ! Ce serait à vous de payer les frais de l'hôpital. Chacun, en conséquence, commence par déblayer devant sa porte, avant de tenter de sortir prendre l'air ou de retrouver sa voiture enfouie quelque part sous un monceau de neige.
En ces temps de blizzard, le plus raisonnable reste, en fin de compte, de rester chez soi, bien calfeutré. À l'instar de Barack Obama, qui n'avait prévu aucune activité publique pour la journée d'hier.
Ce scénario présente toutefois un danger : devenir sujet au « cabin fever », la fièvre de l'enfermement.
Pour garder le moral haut, les Américains ont trouvé la parade. Ils se remémorent les déclarations alarmistes d'Al Gore qui, il n'y a pas si longtemps, affirmait que les États-Unis allaient se transformer, réchauffement climatique oblige, en pays du Sahel.
De mémoire d'Américain, on n'avait jamais vécu une telle tempête de neige. Hier, la côte est des États-unis a subi sa seconde tempête de neige, baptisée « Snoverkill », en moins d'une semaine. À Washington, les chutes de neige ont atteint 1,38 mètre d'épaisseur. Le record de 1921, 1,07 m, est donc pulvérisé.Certes, le spectacle qu'offre la capitale sous la neige est magnifique, mais Washington est complètement paralysée. La plupart des administrations sont restées fermées. Certaines le sont depuis vendredi dernier. Ces fermetures coûtent quelque 100 000 millions de dollars par jour au gouvernement. Les écoles, les banques, les centres commerciaux sont également restés...
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