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Carlo Janka a de l’or sous les spatules

Janka a prouvé, de Lake Louise à Wengen, qu’il savait piloter sur tous les profils. En décembre dernier, le Grison de 23 ans avait aligné trois victoires à Beaver Creek, dans trois disciplines différentes. Fabrice Coffrini/AFP

Avec une ponctualité bien de chez lui, le Suisse Carlo Janka a émergé juste à temps au plus haut niveau pour les Jeux olympiques de Vancouver, dont il sera l'attraction des épreuves de ski alpin.
La quinzaine alpine débutera samedi avec la descente masculine, objet de convoitise et traditionnelle pourvoyeuse de surprises. Carlo Janka est la sensation de la première moitié de saison. Il pointe en deuxième position du classement général de la Coupe du monde, grâce à ses victoires et podiums accumulés en supercombiné, géant, super-G et descente.
Merveille de 23 ans, Janka, révélé au grand public par son titre mondial du géant en 2009, laisse parler ses skis. Très réservé mais sûr de lui, il a remporté trois victoires en trois jours à Beaver Creek, dans le Colorado, en décembre.
Ce pilote expert ès courbes a ensuite livré une démonstration dans la descente de Wengen. Il devrait trouver un parcours à sa mesure sur la neige de Whistler, à une grosse centaine de kilomètres de Vancouver. Janka n'est cependant pas à l'abri d'accrocs. À Val-d'Isère, en décembre, il est sorti lors des trois courses.
« Il a tellement de talent, il est jeune, c'est l'un des meilleurs skieurs que j'ai vus », disait le vétéran du Liechtenstein Marco Büchel après sa troisième place à Wengen. « Il a tout pour lui. Il a tout ce qu'il faut pour gagner. »
La Suisse comptera aussi sur Didier Cuche, qui a dompté la Streif de Kitzbühel dans le super-G et la descente le mois dernier.
À 35 ans, le leader de la Coupe du monde de descente et champion du monde de super-G souffre du pouce depuis une chute fin janvier et dit ne viser plus qu'une seule médaille à Vancouver.

Svindal sera prêt
L'Autriche ne sera pas en reste en vitesse. Hermann Maier a pris sa retraite mais Michael Walchhofer, 34 ans, est toujours là. Les skieurs de la Wunderteam ont raflé les trois courses à Val-d'Isère et comptent aussi sur Benjamin Raich, bien parti pour le gros globe de cristal de la Coupe du monde.
Détenteur du titre olympique en géant et en slalom, il est une valeur sûre même s'il a légèrement décliné dans les disciplines techniques. Reinfried Herbst et Marcel Hirscher rêveront avec lui d'un nouveau triplé autrichien dans le slalom olympique, comme à Turin. Comme jadis ses compatriotes Lasse Kjus et Kjetil Andre Aamodt, le Norvégien Aksel Lund Svindal passe rarement à côté des grands rendez-vous et l'a prouvé en remportant le supercombiné des derniers championnats du monde.
Polyvalent comme Raich, mais davantage spécialiste de la vitesse, il est déjà revenu à 26 ans de plusieurs blessures, dont une en 2007 qui avait mis sa carrière en danger.
Le fantasque Bode Miller a tout gagné sauf l'or olympique. De retour au sein de l'équipe américaine à 32 ans, il a remporté sa première victoire en Coupe du monde depuis près de deux ans lors du supercombiné de Wengen, en décembre.
L'équipe canadienne a souffert, comme chez les femmes, de plusieurs forfaits, dont celui du champion du monde de descente John Kucera. Mais Manuel Osborne-Paradis l'a remplacé au pied levé, remportant la descente de Val Gardena, et fera partie des favoris à domicile, sur une pente qui lui convient.
Les pronostics sont rarement respectés aux Jeux olympiques, notamment en descente. Il y a quatre ans, le Français Antoine Dénériaz avait surpris tout son monde, comme son compatriote Jean-Luc Crétier en 1998 à Nagano.
L'incertitude des Jeux autorise donc l'équipe de France à rêver, dit Dénériaz, qui attend entre deux et six médailles, hommes et femmes confondus.
« Certains ont dû prendre leurs responsabilités pour aller chercher des résultats, comme (le slalomeur) Julien Lizeroux, (les descendeurs) David Poisson et Johan Clarey ou (le géantiste) Cyprien Richard », souligne Dénériaz. « Même en vitesse, j'y crois. »
Avec une ponctualité bien de chez lui, le Suisse Carlo Janka a émergé juste à temps au plus haut niveau pour les Jeux olympiques de Vancouver, dont il sera l'attraction des épreuves de ski alpin.La quinzaine alpine débutera samedi avec la descente masculine, objet de convoitise et traditionnelle pourvoyeuse de surprises. Carlo Janka est la sensation de la première moitié de saison. Il pointe en deuxième position du classement général de la Coupe du monde, grâce à ses victoires et podiums accumulés en supercombiné, géant, super-G et descente.Merveille de 23 ans, Janka, révélé au grand public par son titre mondial du géant en 2009, laisse parler ses skis. Très réservé mais sûr...
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